Exclusif. Les fonds émiratis et le dossier Mercedes-Benz/SPA : le dossier qui fait peur au haut commandement militaire algérien

Si l’actuel haut commandement de l’armée algérienne panique énormément face à l’idée de l’instauration d’un système démocratique et transparent en Algérie, c’est parce qu’il compte lui-aussi des squelettes dans son placard. Il s’avère que de nombreux hauts responsables de l’institution militaire algérienne « baignent » dans des dossiers de dilapidation des deniers publics. Ahmed Gaid Salah le sait bien : ni lui ni son entourage ne sont des « saints » irréprochables.

Et le principal dossier qui fait peur aux généraux algériens d’aujourd’hui concerne le deal secret entre les Emiratis et l’armée algérienne portant sur la Société algérienne de production de poids lourds de marque Mercedes-Benz/SPA à Rouiba, de celle de fabrication de véhicules de marque Mercedes-Benz/SPA à Tiaret et de celle de fabrication de moteurs de marque allemande (Mercedes-Benz, Deutz et MTU/ SPA) à Oued Hamimine (Constantine). Officiellement, les deux premiers véhicules « Mercedes Benz » en Algérie sont sortis des chaînes de montages de l’usine de Tiaret le 26 octobre 2014.

L’usine de la Société algérienne pour la fabrication des véhicules « Mercedes Benz » (SAFAV-MB) d’Aïn Bouchekif, à Tiaret, a été inaugurée le même jour par le Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, Chef d’Etat-major de l’armée. La SAFAV-MB, est une société mixte créée en juillet 2012 dont les parts sont réparties entre l’entreprise de développement de l’industrie automobile (EDIV) relevant du ministère de la Défense (34 %) la SNVI (17 %), le fonds d’investissement Emirati « Aabar » 49%. Le groupe allemand Daimler est le partenaire technologique.

Mais derrière cette façade ambitieuse, il se cache de nombreuses anomalies concernant notamment la facturation des pièces de rechanges et des kits de montages importés depuis l’étranger. De nombreuses sources au sein de l’armée algérienne parlent de pratiques occultes et de transferts bancaires douteux qui passent toujours par Dubai.

Dés la chute des Bouteflika, les autorités algériennes ont jugé et incarcéré rapidement les principaux oligarques impliqués dans la filière du montage des véhicules neufs. Les dilapidations de deniers publics étaient limpides et les avantages fiscaux accordés à ces oligarques ont ruiné le trésor public algérien sans permettre le développement d’une quelconque industrie.

Il s’avère que les mêmes pratiques douteuses entourent le projet de l’armée algérienne s’agissant du montage des véhicules militaires Mercedés. Aucun contrôle indépendant ou sérieux n’a été apporté à ces projets gérés dans une opacité totale par l’armée algérienne. Et officiellement, c’est le général-major Rachid Chouaki, directeur des fabrications militaires (DFM) au ministère de la Défense, qui gère ces projets stratégiques. Or, en réalité, c’est toute une chaîne de décideurs qui remontent jusqu’à Gaid Salah. Tout est aussi supervisé par les émiratis dont plusieurs dignitaires se rendent souvent dans les usines militaires de l’armée algérienne. Une intrusion qui leur donne une force de lobbying impressionnante. Le jour où la justice algérienne s’emparera de ce dossier, des découvertes impressionnantes risquent d’être faites. Ce qui fait peur à Gaid Salah et les autres généraux algériens.

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  1. Genou 19:55 - septembre 22, 2019

    Que de la désinformation. Aucune preuve…

  2. momo rakouna 21:03 - septembre 23, 2019

    faut pas trop rêver!!!!!!!!!!!Le meilleur des mondes n’existe pas, en tout cas pas chez les despotes des pays arabes, ça faut pas rêver mon brave…..