Exclusif. Comment Ooredoo est devenu une affaire politique en Algérie

Dans la discrétion la plus totale, le plus riche et le plus dynamique des opérateurs de téléphonie mobile algérien, Ooredoo, filiale du géant qatari des télécommunications, vit une période de grande instabilité. Selon plusieurs de nos sources, le Néerlandais Hendrik Kasteel est désormais officiellement mis sur la touche par les autorités algériennes qui refusent d’autoriser ce manager de haut vol à reprendre son poste, en lui bloquant définitivement son permis de travail. Lors des séances au parlement algérien consacrées à la très stratégique loi sur les télécommunications, les managers des opérateurs de téléphonie mobile ont été conviés à participer aux ateliers de travail des députés. Pour Ooredoo, l’absence remarquée de Hendrik Kasteel confirme, s’il le fallait encore, qu’il n’est plus le maître à bord. Comme révélé par Maghreb Intelligence en octobre dernier, c’est le Jordanien Eyas Assaf, directeur financier d’Ooredoo Algérie, qui a pris le relais.
Mais Hendrik Kasteel semble refuser de rendre les armes. Ces derniers jours, il se serait ainsi tourné vers l’ambassadeur du Qatar en poste à Alger pour plaider sa cause et réclamer du soutien. Le diplomate qatari est influent en Algérie et entretient des rapports importants avec le Palais d’El Mouradia. L’ambassadeur du Qatar Ibrahim Ben Abdelaziz Sahlawi a entamé les contacts au plus haut niveau pour trouver une solution au blocage à la tête d’Ooredoo Algérie. Ce qui n’était donc auparavant qu’une simple affaire commerciale s’est finalement transformé en une affaire politique.

 

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