Par son acceptation d’intégrer, en tant que membre fondateur, le nouveau Conseil de la paix voulu par Donald Trump, le roi Mohammed VI vient de confirmer une évidence diplomatique : le Maroc est devenu un acteur incontournable des équilibres internationaux, et son souverain, une figure centrale de la médiation mondiale.
Annoncée officiellement par le ministère marocain des Affaires étrangères, cette décision revêt une portée hautement stratégique. « Saluant l’engagement et la vision du Président Donald Trump pour la promotion de la paix », Mohammed VI a répondu favorablement à une invitation adressée à un cercle extrêmement restreint de dirigeants internationaux. Plusieurs puissances ont décliné, d’autres hésitent encore. Rabat, lui, assume et s’engage.
Une reconnaissance du leadership royal
Cette invitation n’est ni fortuite ni symbolique. Elle constitue une reconnaissance explicite du leadership éclairé du souverain marocain, de sa crédibilité diplomatique et de sa capacité à dialoguer avec toutes les parties, dans un monde fragmenté par les conflits et les antagonismes idéologiques. En rejoignant ce Conseil, le Maroc devient le premier pays africain à s’inscrire officiellement dans cette nouvelle architecture diplomatique portée par Washington.
Selon la diplomatie marocaine, le Conseil de la paix vise à « contribuer aux efforts de paix au Moyen-Orient et à adopter une nouvelle approche pour résoudre les conflits dans le monde ». Initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza, son champ d’action a été élargi à la prévention et à la résolution des conflits armés à l’échelle mondiale, dans un contexte où les mécanismes traditionnels montrent leurs limites.
La présence du Maroc au sein de cette instance illustre une constante de sa politique étrangère : le choix du dialogue, de la modération et du pragmatisme. Sous l’impulsion de Mohammed VI, Rabat s’est imposé comme un pont entre l’Afrique, le monde arabe, l’Occident et le Moyen-Orient, capable de parler à tous sans jamais renoncer à ses principes.
Le Royaume réaffirme d’ailleurs, à travers cette adhésion, sa position historique sur le conflit israélo-palestinien : une paix juste et durable fondée sur la solution à deux États, avec Jérusalem-Est pour capitale de l’État palestinien. En tant que président du Comité Al-Qods, Mohammed VI incarne une diplomatie d’action, traduite par des initiatives concrètes en faveur de la stabilité et de la protection des lieux saints.
Un signal fort à Washington… et au monde
L’adhésion du Maroc intervient aussi dans un contexte géopolitique précis. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche est perçu à Rabat comme une opportunité stratégique, notamment après la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara en 2020. En ratifiant la charte constitutive du Conseil de la paix, le Maroc envoie un message clair : il entend peser dans les grandes décisions internationales et faire entendre sa voix sur les dossiers sensibles qui engagent son intégrité territoriale et la stabilité régionale.
À l’heure où les conflits se multiplient et où la gouvernance mondiale est en quête de nouveaux repères, le choix de Mohammed VI apparaît comme celui d’un roi-médiateur, respecté, écouté et sollicité. Sa participation au Conseil de la paix de Donald Trump consacre le Maroc comme puissance diplomatique de premier plan, capable de transformer la confiance internationale en influence concrète.
Plus qu’une adhésion, c’est une confirmation : sans le Maroc et sans Mohammed VI, aucune paix durable ne peut aujourd’hui se construire.