L’austérité, c’est pour les autres. Pendant que le Maroc serre la ceinture et somme son administration de rationaliser chaque dirham, Khatar El Mojahidi, lui, voit les choses en grand. Le directeur de l’Entraide nationale, l’établissement censé incarner la lutte contre la précarité, vient de commander 13 véhicules neufs d’un coup. Dont une voiture de luxe pour son usage personnel.
D’après les informations de Maghreb-Intelligence, la facture s’élève à au moins 2,5 millions de dirhams. Et sur cette somme, près d’un demi-million de dirhams sera englouti par le seul caprice de M. El Mojahidi. Une berline de luxe, équivalent d’une Megane Sedan, équipée du tout dernier cri.
«Même le ministère de la Solidarité, de l’Insertion Sociale, et de la Famille, son département de tutelle, ne s’autorise pas de telles dépenses», s’étrangle une source en interne, d’autant que le marché, lui, est reconductible. Autrement dit, ce n’est qu’un début.
Depuis mai 2022, Khatar El Mojahidi dirige l’Entraide nationale. Et son bilan tient en une formule : des marchés à la pelle, communication en tête, pour un apport quasi nul à la mission d’origine de l’institution. En revanche, pour caser les proches et arroser les amis, l’argent public, lui, ne manque jamais.