Selon des sources concordantes de Maghreb Intelligence, plusieurs sponsors ayant récemment intégré la Coupe d’Afrique des nations envisagent sérieusement de revoir leur engagement pour la prochaine édition, à la suite des faits survenus lors de la finale Maroc–Sénégal. En interne, certains partenaires estiment que l’image de l’événement a été ternie par l’agressivité constatée et les incidents ayant marqué cette rencontre, jugés incompatibles avec les standards d’image et de stabilité recherchés par des marques internationales.
Au-delà de cet épisode, la principale inquiétude exprimée par plusieurs sponsors concerne le risque de contagion. Selon nos informations, ces partenaires redoutent que ce qui s’est produit lors de la finale fasse précédent et incite d’autres sélections, supporters ou environnements nationaux à adopter des comportements similaires lors de futures rencontres décisives. Un scénario perçu comme particulièrement risqué pour un événement désormais exposé à une audience mondiale.
Cette inquiétude intervient alors que la Confédération africaine de football avait, avant la finale, officiellement salué la réussite commerciale exceptionnelle de la Coupe d’Afrique des nations organisée au Maroc. Selon les chiffres communiqués par l’instance, cette édition est devenue la plus sponsorisée de toute l’histoire de la CAN, avec 23 partenaires commerciaux, contre 9 lors de l’édition 2021, et une hausse de plus de 90 % des revenus commerciaux liés à la compétition.
Sur le plan médiatique, la CAF avait également annoncé un record historique de diffusion en Europe, avec 20 accords de droits médias couvrant plus de 30 territoires européens, illustrant la transformation de la CAN en un produit sportif à forte visibilité internationale, désormais scruté bien au-delà du continent africain.
Pour plusieurs sponsors, cette performance chiffrée renforce paradoxalement leur niveau d’exigence. Ces partenaires attendent désormais des décisions claires des organes compétents de la CAF face aux événements de la finale, afin d’éviter toute banalisation ou reproduction de tels incidents. Selon nos sources, l’absence de signaux forts pourrait peser lourd dans les arbitrages à venir, certains sponsors considérant que la rentabilité économique ne peut être dissociée de la capacité de la CAN à garantir un cadre crédible, maîtrisé et reproductible d’une édition à l’autre.