Malgré les efforts annoncés par le gouvernement pour stabiliser les prix des viandes rouges, en particulier ceux de la viande ovine, les tarifs s’envolent de manière inédite sur les marchés marocains.
À titre d’exemple, à Casablanca, au sortir des abattoirs, le prix du kilogramme de viande ovine a atteint, mardi 24 mars, un minimum de 125 dirhams et un maximum de 130 dirhams. Autrement dit, le consommateur final devra débourser entre 140 et 150 dirhams chez le boucher.
Cette hausse des prix suscite une vive colère au sein de la population, d’autant plus qu’elle n’épargne pratiquement aucune denrée alimentaire de base : légumes, fruits, poulet, légumineuses ou encore poissons.
Les inquiétudes portent également sur le prix des moutons à l’approche de l’Aïd al-Adha, surtout après l’annonce officielle du gouvernement confirmant que le rituel du sacrifice sera bien maintenu cette année, contrairement à l’année précédente.
Face à cette situation, les interrogations persistent quant à l’action du gouvernement pour amorcer une véritable maîtrise des prix, notamment après les aides conséquentes accordées aux éleveurs. Pour l’heure, aucune mesure concrète ne semble produire d’effet tangible, et la situation pourrait se détériorer davantage dans un contexte où les priorités politiques paraissent largement dominées par les prochaines échéances législatives.