Quel successeur pour le maréchal Khalifa Haftar ?

Alors qu’il se trouve à Paris pour participer mardi  à la conférence internationale sur la Libye sous l’égide du président français Emmanuel Macron, les rumeurs autour de la succession du maréchal Khalifa Haftar vont bon train à Benghazi. Hospitalisé il y a quelques semaines dans la capitale française, la santé de l’homme fort de l’Est libyen inquiète beaucoup ses partisans qui veulent coûte que coûte qu’il désigne son successeur de son vivant.

Âgé de 75 ans, Khalifa Haftar s’entoure de plus en plus de deux de ses fils. Il s’agit de Khalid et Saddam, qui s’occupent à la fois des affaires militaires, des deals financiers et des relations avec les Emirats Arabes Unis et l’Egypte. Mais, ils ne sont pas les seuls.

Si les enfants Haftar sont en pôle-position pour succéder à leur père le moment venu, d’autres chefs militaires sont en embuscade. C’est le cas du colonel Abderazzak Nadouri, chef d’Etat-major des armées et homme de confiance de Khalifa Haftar. Même si l’homme n’est pas très populaire au sein de certaines factions armées de Benghazi, il jouit toutefois de la confiance du parlement de Tobrouk et de l’Egypte.

Un autre chef militaire, réputé lui aussi proche de Khalifa Haftar, pourrait briguer sa succession. C’est Abdeslam El Hassi, commandant des opérations de l’armée libyenne, considéré comme le poulain de la famille du maréchal et qui avait refusé auparavant le poste de ministre pour rester au service de son mentor.

Un outsider, en la personne du patron de l’armée de l’air libyenne, pourrait créer la surprise. L’homme connu pour sa rudesse et ses manières peu diplomatique n’entretient pas de bonnes relations avec le parlement de Tobrouk, et accusé par les services de renseignements français et italiens d’avoir commis des exactions à l’encontre de civils et de certains des chefs de factions militaires.

Face à la situation d’instabilité que pourrait engendrer la disparition du maréchal Kahlifa Haftar, la France pousse afin de pouvoir organiser des élections avant la fin de 2018 et doter le pays d’institutions élues stables. Seule manière de garantir à la Libye une sortie de crise sans trop de dégâts.

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  1. Amara 20:11 - juillet 24, 2019

    Drôle de maréchal sans guerre. Et lui meme responsable de la débâcle de l’armée libyenne au Tchad recherché et condamné par El Kadhafi il a eu peur il s’est taillé aux USA.et s’est calme. Puis maintenant il revient en tant sauveur du peuple Libyen il a vraiment du culot il veut rendre service en rampant devant ses maîtres d’hier sans aucune honte

  2. Nollis 15:46 - juillet 25, 2019

    Ce marechal d operette cree par les occidentaux à obtenu ses galons dans une boîte de bonus.
    De surcroît il se permet d etre anti algérien.
    Sait il qu’ en 24 h il n existera plus si l Algérie décidé d en finir avec lui
    Meme sous l ombrelle française.. ..
    Bien sûr comme tous les potentats il regne avec sa progeniture. ..
    Quelle engeance?
    Et la France qui se mouille avec cet huberlulu …
    Remarquez que le colonialisme et l impérialisme sont de mauvais élèves comme disait le général Giap  »un vrai » celui là

  3. Harchaoui 13:27 - août 4, 2019

    Le pire ennemi de la Libye et de l’Afrique c’est la France.
    Alors que peut-on en espérer ?…..

  4. Michael Bouri 11:31 - septembre 29, 2019

    C est honteux et deshonorable de la part des neo colonialistes francais et britanniques qui utilisent des methodes Machiavelliques avec les structures diviser pour reigner les peuples en choisissant leurs gouvernants