La dynamique économique du Maroc ne profite pas qu’à ses propres indicateurs macroéconomiques. Elle redessine aussi la carte des opportunités en Méditerranée occidentale. Pour CaixaBank, « la croissance du Maroc et l’ouverture est un des facteurs qui jouent en faveur de l’Andalousie ». Un constat stratégique qui place le Royaume au cœur des perspectives d’expansion des entreprises andalouses.
Lors d’une analyse croisée, Miguel Torres, directeur des activités bancaires internationales, Haresh Lalwani, directeur du bureau en Inde, et Pablo Pérez, directeur des relations bancaires au Maroc, ont mis en lumière un basculement silencieux : le Maroc n’est plus seulement un marché d’exportation, mais un levier de développement régional.
Engagé dans une modernisation accélérée de ses infrastructures et dans une politique active d’attraction des investissements, le Royaume capte d’importants flux de liquidités et multiplie les projets structurants. Ports, logistique, industrie, énergie, services : l’écosystème se densifie et ouvre des débouchés concrets.
Selon Pablo Pérez, cette dynamique bénéficie autant aux secteurs traditionnels comme la pêche et l’agriculture qu’aux filières industrielles, mécaniques et tertiaires. Autrement dit, l’effet d’entraînement est transversal.
À moins de deux heures de traversée, le Maroc constitue pour l’Andalousie un marché naturel, interconnecté, culturellement proche et économiquement complémentaire. Cette proximité géographique devient un avantage concurrentiel décisif.
Les entreprises andalouses y trouvent un terrain d’expansion à la fois accessible et en croissance, réduisant les coûts logistiques et les risques d’implantation par rapport à des marchés plus lointains.
Certes, les accords commerciaux entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc imposent des cadres réglementaires parfois complexes. Mais pour CaixaBank, le bilan reste largement positif : la présence croissante d’entreprises andalouses déjà implantées au Maroc témoigne d’un mouvement de fond où les opportunités dépassent les contraintes.
La montée en puissance du Maroc ne constitue donc pas une concurrence pour l’Andalousie, mais un catalyseur. La complémentarité productive, la fluidité des échanges et l’intensification des investissements dessinent une interdépendance mature.