Libye, une nouvelle désillusion diplomatique pour le premier ministre tunisien Hichem Mechichi

En visite officielle en Libye, le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, est resté fidèle à l’une de ses rares qualités : montrer l’étendue de son incroyable incompétence à l’échelle internationale. Improvisation, langue de bois et humiliation… Retour sur cette sortie ratée de Mechichi à Tripoli.

Accompagné par une délégation ministérielle, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunis, le secrétaire général de la centrale syndicale et le président de l’organisation patronale, Mechichi s’est contenté des promesses de coopération -traditionnelles- sans parvenir à un accord global. Une visite dépourvue de véritable impact sur le terrain, à l’image de son dernier déplacement à Paris. Concrètement, le gouvernement libyen, chargé d’organiser la transition jusqu’aux élections, s’est de front engagé avec ses partenaires égyptiens, turcs et occidentaux pour reconstruire la Libye. Ainsi, ni Kaïs Saïed, ni Hichem Mechichi, sont parvenus à dénicher un gros contrat avec les frères libyens, en raison de la concurrence acharnée et l’incapacité de faire face à des géants mondiaux.

La prestation très contestée du pensionnaire de la Kasbah à Tripoli interroge les observateurs. Alors que le chef du gouvernement de transition Abdelhamid Dbeibah a soulevé les questions relatives aux intérêts des Libyens, Hichem Mechichi a opté pour la langue de bois et la carte des liens d’amitié historiques entre les deux pays, les relations bilatérales et les intérêts communs. En effet, Abdelhamid Dbeibah a imposé son rythme et dicté ses exigences à Mechichi: intervenir en faveur des Libyens dont les biens ont été gelés en Tunisie, faciliter les échanges et les voyages de ses compatriotes vers la Tunisie et leur octroyer le droit à la propriété sans aucunes entraves.

Hichem Mechichi – incapable de concevoir et de proposer de vraies solutions à la crise sanitaire, économique et financière – a, désormais, décidé de faire de la mendicité sa nouvelle profession. Les discussions avec le Fond monétaire international sont au point mort, il se retourne vers la Libye, un pays ravagé par dix ans de guerre civile et de chaos. Si Dbeibah lui promet de se tenir aux côtés de la Tunisie en cette période difficile, d’envoyer des aides médicales et des dons en vaccins contre le coronavirus, cette humiliation diplomatique marquera le séjour de Mechichi à la tête du gouvernement. Dix ans après la révolution du jasmin, la Tunisie est devenue à la merci des nations. Piteux.

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  1. Machouche 08:41 - mai 25, 2021

    Ce Type est un incompétent…À virer au plus vite

    1. Mostafa Bensenane 17:44 - mai 27, 2021

      Vu d’ensemble assez claire concernant les problèmes politiques et économiques en Tunisie