El Othmani, chef du gouvernement marocain sortant, seul au monde

Saâd-Eddine El Othmani est triste et n’arrive toujours pas à digérer la cinglante défaite de son parti lors des élections générales du 8 septembre dernier. Depuis la proclamation des résultats, le lendemain de ces scrutins, il se cloître chez lui dans la résidence officielle réservée au patron de l’Exécutif.

Selon des membres de son entourage, il ne se rend ni au siège de la présidence du gouvernement, ni à son cabinet de psychiatrie situé au centre de Rabat. Et moins au siège de son parti, le PJD. «Il gère les affaires courantes depuis chez lui et ne reçoit que ses plus proches collaborateurs», expliquent nos sources. El Othmani attend la nomination, imminente, de son successeur et de son équipe pour regagner sa villa à Salé.

En l’espace de quelques jours, l’homme a pratiquement tout: son parti est passé de 125 sièges à 13 au Parlement, comme il a perdu toutes les grandes mairies et les régions qu’il présidait.

Dans la foulée, la direction du parti a démissionné et appelé à la tenue d’un conseil national, puis d’un congrès national pour élire un nouveau secrétariat général.

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