Pour Tebboune, il faut des siècles aux Algériens pour avoir une démocratie parlementaire

Les sorties du nouveau président algérien sont très suivies aussi bien par les chancelleries étrangères établies à Alger que par le microcosme politique locale. Lors de l’interview accordée au quotidien français L’Opinion, Abdelmedjid Tebboune a dit tout haut ce que l’establishment algérien murmurait tout bas. A propos de la démocratie parlementaire, une des exigences du hirak, le chef de l’Etat algérien a été on ne peut plus clair. Tebboune dont les paroles ne seraient que la résonance de l’état d’esprit des militaires affirme que cela nécessiterait des générations voire des siècles » pour que l’Algérie puisse avoir un système « purement parlementaire ».

En voulant donner un sens à cette réflexion, le président Tebboune a inventé le terme de la démocratie responsable, sans pourtant préciser devant qui. La démocratie parlementaire qui est la matérialisation de la démocratie responsable est exclue pour des siècles par le président.
Concernant un éventuel deuxième mandat, le chef de l’Etat algérien reste dans le flou, en soulignant que « tout dépendra des résultats de son premier mandat ». Il s’assigne pour l’instant le rôle de « constructeur des institutions ». Une phraséologie qui rappelle pour beaucoup d’Algérien les débuts d’Abdelaziz Bouteflika. L’éloquence et le charisme en moins.

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