Poursuite du sous-marin israélien : qu’est-ce qui a obligé les généraux algériens à démentir l’information relayée par leurs propres sites

Ce qui devait être un grand coup médiatique visant à booster « le nif national » s’est vite transformée en un bide monumental. Selon des sources bien informées à Alger, ce sont les services de renseignement qui ont fabriqué de toutes pièces l’histoire de l’interception d’un sous-marin israélien de classe Dolphin par des unités de la marine algérienne.

La trame racontée en premier par un blogueur du nom de Darko Todorovski, soi-disant spécialiste des affaires militaires des Balkans mais totalement inconnu au bataillon, voulait qu’un sous-marin algérien de classe Kilo ait intercepté le submersible israélien. Ce dernier se serait rapproché de la zone où la marine algérienne s’apprêtait à lancer une manœuvre navale, avec à la clef le tir d’un missile tactique de croisière. Le récit rapporté sur le compte twitter de Darko Todorovski rajoute que le Dolphin israélien aurait été pris en chasse par le bâtiment de projection des forces navales Kalaat Béni Abbès et de l’obliger à faire surface en signe de « reddition » pour éviter d’être coulé. « Une histoire digne d’un film de guerre froide de série B », affirme un ancien amiral français, qui connaît très bien les forces navales citées dans cette affaire. N’empêche, la « Story » est reprise en chœur par les sites et journaux algérois, notamment le site spécialisé menadefence.net, proche des services de l’armée algérienne, sensé en être la caution.

Cela dit, ce qui a mis la puce à l’oreille des spécialistes militaires, c’est que les hélicoptères Super Lynx dont dispose l’armée algérienne ne sont pas dédiés à la lutte sous-marine comme le prétendent Darko Todorovski et le site menadefense.net. Les Super Lynx Mk.130 algériens sont exclusivement chargés de missions de transport et de secourisme en mer. Un détail qu’ont oublié de préciser les inventeurs de ce récit rocambolesque.

D’après les sources de Maghreb-intelligence, les autorités militaires Israéliennes ont transmis à leurs homologues algériennes, à travers un pays tiers, qu’ils étaient prêts à apporter la preuve irréfutable de l’absence de toute présence navale au large de l’Algérie. Les submersibles israéliens se trouvent en ce moment en opération au large d’Israël, de la Syrie et dans le Golfe persique.

Une mise en garde prise au sérieux par les Algériens parce qu’il pouvait se retourner contre eux. D’où le démenti catégorique par le ministère de la Défense de toute présence étrangère au large du pays au moment des manœuvres.

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