Quand le patron du CCME, Abdellah Boussouf, remet en cause la souveraineté du Maroc

Mais quelle mouche a donc, et encore, piqué Abdellah Boussouf, l’éternel secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME)? Celui qui est en poste depuis 14 ans (un record) a tenu de graves propos, récemment, lors d’une intervention à l’université Al Akhawayne d’Ifrane.

Évoquant la gestion des affaires des Marocains de la diaspora, Abdellah Boussouf, patron d’une institution constitutionnelle, a accusé certains ministres de travailler sous des pressions étrangères. Autrement dit, ces ministres, qu’il ne nomme pas, roulent pour des agendas et intérêts étrangers, sont soustraits à toute autorité: celle du chef de l’Exécutif, voire celle du chef de l’Etat qui a la main haute pour les nommer et les démettre.

Normalement Abdellah Boussouf aurait dû être auditionné pour présenter les preuves de ses dires.Mais, auparavant, il aurait dû rendre des comptes de la gestion d’un conseil qui au fil des années s’est transformé en véritable agence de voyages aux frais du contribuable et d’organisation d’événements, sans aucun intérêt pour la plupart d’entre eux.

Lors de son intervention devant les étudiants d’Al Akhawayne, Abdellah Boussouf a affirmé, sans avoir froid aux yeux, que le conseil qu’il dirige avait bouclé plusieurs études scientifiques liées essentiellement à la diaspora. Dans les salons de Rabat et de Casablanca, ces propos font rire car le CCME n’a rien publié de sérieux depuis une éternité. À moins que Abdellah Boussouf ne fasse allusion à une série de beaux livres, qui coûtent la peau des fesses, et qui finissent comme éléments de décor pour ses invités nationaux et étrangers.

Abdellah Boussouf, qui aime s’étaler dans les médias, aurait-il cette fois exagéré dans la recherche du buzz?

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