À Rabat, la bataille a été féroce pour décrocher le juteux marché de l’organisation de la troisième édition du Morocco Gaming Expo, prévue du 20 au 24 mai 2026 sous l’égide du Département ministériel de la Communication. Plusieurs poids lourds de l’événementiel, dont La Nouvelle Société Avant-Scène, TLS Groupe, Incentives & Travel Events et Belmejdoub Events, se sont affrontés pour un pactole estimé à 49,8 millions de dirhams TTC.
Verdict ? Un seul survivant.
La Nouvelle Société Avant-Scène rafle la mise pour 49,5 millions de dirhams, après que tous ses concurrents ont été recalés lors de l’examen des offres techniques. Élimination directe. Pas de seconde chance. Dans un marché où chaque détail compte, la technique a tranché.
À ce prix-là, pas question d’improviser. Le titulaire du marché est chargé de l’organisation complète de l’événement : préparation, exécution, médiatisation, communication, accompagnement technique… et même le service après-show. Un package total, conforme aux prescriptions techniques du maître d’ouvrage.
L’objectif étant de livrer un événement aux standards internationaux, calibré selon les codes mondiaux du gaming. Scénographie immersive, production millimétrée, expériences spectaculaires et visibilité maximale.
Le gaming, nouveau terrain de puissance
Le Maroc a bien compris que l’industrie du jeu vidéo n’est plus un loisir marginal mais un marché global de plusieurs milliards de dollars. Avec une population majoritairement jeune et ultra-connectée, le Royaume veut transformer l’essai et s’imposer comme un acteur crédible de la création vidéoludique et de la gamification.
À travers la plateforme « Morocco Gaming Industry », l’ambition est claire : positionner le Maroc non seulement comme consommateur, mais comme producteur. Développeurs, créateurs, investisseurs, studios internationaux… tous sont attendus à Rabat.
L’enjeu dépasse largement les stands et les tournois e-sport. Il s’agit de structurer une filière, attirer des capitaux, créer des emplois qualifiés et inscrire le Maroc dans la cartographie mondiale des industries culturelles et créatives numériques.
Un marché public sous haute tension
Mais derrière les discours stratégiques, une réalité plus terre-à-terre : 49,5 millions de dirhams pour cinq jours d’événement. De quoi attiser les convoitises.
La rude compétition entre les agences en dit long sur l’attractivité du secteur et sur l’importance politique et économique accordée à ce rendez-vous. Dans les coulisses, la sélection a été impitoyable. La technique d’abord, le reste ensuite.