Affaire Samir Chaâbna. Avoir la nationalité française vaut mieux que d’être ministre algérien

« C’est un véritable scandale… une déliquescence de l’Etat ». L’homme qui ne décolère pas est un ancien haut responsable de l’ancien DRS, aujourd’hui à la retraite. Le cas Samir Chaâbna, nommé ministre délégué chargé de la communauté nationale à l’étranger lors du récent remaniement gouvernemental le met hors de lui. Et il n’est pas le seul.

Les réseaux sociaux en Algérie se sont enflammés quand l’information concernant la double nationalité du nouveau ministre a été dévoilée. Et ce n’est pas tant la nationalité française détenue par Samir Chaâbna qui a provoqué la colère des Algériens que son refus d’y renoncer.

« Comment peut-on nommé quelqu’un dont la double nationalité n’était un secret pour personne au poste de ministre dans un pays où la loi est claire, puisque la nationalité algérienne exclusive est exigible pour les hautes fonctions ? », se demande un ancien ministre, qui ajoute que normalement des enquêtes sont menées sur les personnalités désignées dans les hautes fonctions. « Cela ne semble plus être le cas depuis le troisième mandat d’Abdelaziz Bouteflika », croit savoir l’ancien responsable du DRS qui a voulu se confier à Maghreb-intelligence.

Samir Chaâbna, désigné ministre délégué chargé de la communauté nationale à l’étranger lors du dernier remaniement ministériel, mardi 23 juin, ne fait plus partie du gouvernement, annoncent les services du Premier ministre dans un communiqué ce samedi.

Sur les réseaux sociaux, les Algériens préfèrent retenir avec une certaine note d’ironie que l’ancien journaliste de l’ENTV, a bien choisi de rester français que de devenir ministre en Algérie.

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