Avec le feu vert de Tebboune et Chengriha, le général Lachkham met K.O Kahled Nezzar

Entre le pouvoir algérien et le général Kahled Nezzar les ponts sont définitivement coupés. Alors que l’ancien ministre de la Défense et ancien membre du Haut Comité d’Etat dans les années quatre-vingt-dix, pensait que ses ennuis allaient prendre fin avec la mort du général Gaid Salah, un juge d’Alger vient de décider de mettre sous séquestre les biens de la famille Nezzar. Il s’agit d’une résidence située à Hydra, de terres agricoles sises à Bouchaoui et d’une palmeraie de plusieurs centaines d’hectares située dans la wilaya de Biskra.

Kahled Nezzar espérait retourner finir ses jours en Algérie. Il n’a eu de cesse de souffler le chaud le froid envers le nouveau président, lui suggérant de s’émanciper de l’emprise de certains généraux comme le général Abdelkader Lachkham, devenu tout-puissant sous la férule de Gaid Salah.

Aujourd’hui, Kahled Nezzar, condamnés par le tribunal militaire de Blida à une peine de 20 ans de prison pour complot et atteinte à l’ordre public, semble perdre tous ses appuis à Alger. « Un consensus s’est formé contre lui parmi les généraux. Il fait les frais de ses multiples volte-face et de ses insistantes pressions sur ses anciens compères», raconte un haut-gradé qui l’avait longtemps côtoyé.

D’ailleurs, c’est le général Lachkham lui-même qui s’offre le luxe aujourd’hui de porter l’estocade à la famille Khaled Nezzar. La décision du juge d’Alger de mettre sous séquestre des biens de la famille Nezzar intervient suite à une enquête ouverte depuis quelques semaines par le tribunal d’Alger concernant la société dissoute Smart Link Com SLC, spécialisée dans la fourniture de l’internet haut débit à la société Divona Algérie spécialisée dans le matériel de télécommunication et internet ainsi qu’à la société SLH, qui active dans l’agriculture saharienne. Toutes ces sociétés étant majoritairement la propriété du clan Nezzar. Une source bien informée affirme qu’aucune décision ne pouvait être prise dans ce dossier sans l’assentiment du général Lachkham, puissant patron du département des transmissions au sein de l’armée.

Et pour couvrir le général Lachkham, le président Tebboune n’a pas hésité a pointé du doigt les tentatives désespérées de certains lobbies de s’en prendre à l’armée et au moral des troupes. Le vent de consensus qui souffle aujourd’hui sur Alger, a définitivement décoiffé Khaled Nezzar.

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