Comment Israël exploite la misère des populations amazighes dans le milieu rural

Israël ne recule devant rien pour arracher une reconnaissance et la sympathie des Marocains. Quand ce n’est pas le recours à un vieux patrimoine partagé entre communautés amazighes (berbères) et hébraïques, c’est la voie de l’humanitaire qui est suivie. Et essentiellement dans les mêmes régions, défavorisées, peuplés par les amazighs. Nos confrères de Times of Israël viennent de publier un reportage édifiant dans ce sens en dépêchant un correspondant dans la région de Béni Mellal, accueilli à bras ouvert par les habitants d’un douar.Ledit reportage raconte comment deux citoyens israéliens ont décidé de voler au secours des populations rurales de cette région en mettant en place une plateforme de Crowdfunding (collecte de fonds) à leur profit. Les sommes collectées servent à acheter le nécessaire aux personnes ciblées: des vêtements et des chaussures. Mais aussi à encourager la scolarisation des enfants.
Par la suite, les initiateurs de cette démarche ont estimé qu’il valait mieux envoyer du cash qui sera directement distribué aux concernés. Et les dons continuent d’affluer de la part de donateurs israéliens à 90%. Quant aux sommes collectées, elles se situent entre 3 et 100 dollars par donateur. Mais il arrive que certains, plus généreux, déboursent jusqu’à 1.000 dollars par don.
En retour, comme le montre le reportage, ce sont des populations qui disent tout le bien qu’elles pensent d’Israël et des siècles de vivre-ensemble entre amazighs et marocains de confession juive. Parions qu’après ce reportage, les autorités marocaines vont mener une enquête comme elles l’avaient fait, tardivement, au sujet du mémorial de l’Holocauste qu’un citoyen allemand était sur le point de parachever dans la région d’Al Haouz.

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