Exclusif. Ali Haddad réclame un crédit de 200 millions de dollars pour relancer ses affaires

Malgré les tensions politiques en Algérie depuis l’éclatement du scandale de la cocaïne du Port d’Oran, tensions qui ont conduit à un sévère recadrage au sein du régime, Ali Haddad tente toujours de faire prospérer ses affaires pour « assurer ses arrières », face à la tempête politique en cours.

Avec une crise budgétaire qui a réduit de manière significative les projets et commandes publiques, un tour de vis rigoureux qui a calmé les ardeurs de nombre d’oligarques habitués aux largesses du système, Ali Haddad continue de réclamer des crédits bancaires mirobolants dont les montants défient le bon sens. Maghreb Intelligence apprend auprès de plusieurs sources bancaires à Alger que le deuxième homme le plus riche d’Algérie a introduit une demande d’un prêt bancaire de près de 200 millions de dollars auprès de trois banques. Il s’agit de la Banque Nationale Algérienne (BNA), l’ABC Bank, une banque originaire du Bahreïn, ainsi que de la banque française Société Générale.

Avec ces 200 millions de dollars, Ali Haddad envisage de relancer ses affaires à l’arrêt en raison de la crise qui paralyse le secteur du BTP depuis 2015/2016. Avec cet argent, le roi des oligarques algériens ambitionne de renforcer ses investissements dans le secteur de l’énergie pour ne plus dépendre uniquement de la commande publique dans le domaine de la construction des infrastructures. Pour l’heure, son dossier n’a pas trouvé de réponse, et les trois banques tâtonnent car l’empire d’Ali Haddad ne cesse de chanceler en ces temps hostiles pour les oligarques à Alger.

 

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