Exclusif. L’Algérie communique officiellement à la France le mandat d’arrêt émis à l’encontre du général Ghali Belkecir

Le mandat d’arrêt international émis par la justice militaire algérienne à l’encontre du général Ghali Belkecir, l’ex-chef de la gendarmerie nationale et l’un des cerveaux du clan du défunt Ahmed Gaid Salah, le défunt patron de l’institution militaire algérienne, a été officiellement communiqué par l’Algérie aux autorités françaises. Le mandat d’arrêt international à l’encontre du général algérien, accusé de haute trahison par le tribunal militaire de Blida et impliqué dans de nombreux dossiers de corruption, est depuis quelques jours sur les bureaux des services de sécurité français.

Cependant, la France n’a encore rendu aucune réponse officielle à l’Algérie. Des informations recoupées ont identifié le lieu de résidence du général Ghali Belkecir qui se réfugie régulièrement en compagnie de son fils Rafik et ses filles dans le très chic 16e arrondissement parisien.

Ceci dit, le général algérien possède également une villa à Marbella, la très chic station-balnéaire en Espagne. Le général « fuyard » passe ainsi régulièrement le plus clair de son temps entre Marbella et le 16e arrondissement. Cependant, de nombreuses sources sécuritaires nous assurent qu’il de nombreuses autres cachettes très discrètes en France et en Espagne.

Le général Belkecir a choisi de s’établir en France et en Espagne parce qu’il dispose dans ces deux pays un important réseau d’hommes de main. En ce moment, à Paris, son principal « lieutenant » qui veille sur ses affaires et la tranquillité de sa famille s’appelle « Zinou ». Il s’agit d’un couturier qui possède une enseigne de couture à l’hôtel El-Aurassi à Alger et une autre boutique au niveau du boulevard Malesherbes au coeur de Paris à 300 mètres du siège de l’ambassade d’Algérie. Fatiha Boukhers, l’ex-présidente de la Cour de Tipaza, était il y a de cela plusieurs années la cliente privilégiée de « Zinou » à l’hôtel El-Aurassi. Et depuis « Zinou » est devenu l’un des relais de la famille Belkecir à Paris et à Alger. Le couturier continue de faire des va-et-vient entre Alger et Paris pour transmettre les « messages codés » du général en fuite à ses acolytes et partisans encore en fonction en Algérie. C’est dire enfin que le général Belkecir est loin d’être un « homme fini »…

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