Exclusif. Le mouvement Rachad : 4 chats qui font du bruit pour occulter les défections

Depuis plusieurs jours, le mouvement à coloration islamiste Rachad est au cœur d’une vive polémique en Algérie. Objet de toutes les critiques, ce mouvement aux convictions islamistes déguisées et aux connexions internationales suspectes est en réalité une coquille vide composée d’à peine 4 personnes qui font du bruit dans la seule optique pour faire oublier les successives défections qui ont miné leur mouvement. En effet, aujourd’hui, le mouvement Rachad est composée de Larbi Zitout, Mourad Dhina, Yahia Mekhiouba et Abbas Aroua. 4 personnes exilées à l’étranger qui dirigent un mouvement fantomatique dont la majorité des anciens adhérents ont négocié avec le pouvoir algérien leur retrait en échange d’un retour garanti au pays.

En effet, Seddik Dadi, ancien activiste de Rachad en Suisse a négocié un accord avec les autorités algériennes qui lui permettent, désormais, de rentrer en Algérie sans aucun risque et l’homme a pris totalement ses distances avec Rachad. Et pourtant, Seddik Dadi est l’homme celui qui a permis à Rachad de prendre une dimension internationale avec les poursuites judiciaires enclenchées en Suisse contre le général Khaled Nazzar, l’ex-ministre de la défense nationale au début des années 90.

Plusieurs autres adhérents beaucoup moins connus ont pris leur distance avec Rachad préférant négocier directement avec le régime algérien. Certains fondateurs de Rachad se sont également retirés à l’image de l’ancien agent du DRS Mohamed Samraoui.

Les membres du noyau dur de Rachad ont eux-mêmes mené des négociations avec le régime algérien et entretiennent régulièrement des contacts avec les services algériens. Mourad Dhina a négocié à plusieurs reprises avec le colonel Abdelouahab, l’ex-attaché du DRS en Suisse entre 2009 et 2011. Il avait également entretenu des contacts avec le général Ali Bendaoud, l’ex-attaché du DRS à l’ambassade d’Algérie à Paris.

En été 2019, lorsqu’il était en vacances en Tunisie, Yahia Makhiouba a pris contact avec des intermédiaires proches des services algériens pour savoir s’il risquait d’être inquiété ou incarcéré s’il voulait revenir en Algérie. Les contacts n’ont jamais été interrompus entre Rachad et les services algériens. Seuls le plus radical de ces éléments, à savoir Larbi Zitout est écarté de ses discussions. Ancien fonctionnaire à l’ambassade d’Algérie en Libye, Larbi Zitout s’est réfugié à partir de 1995 en Angleterre. L’homme a tourné le dos à l’Algérie dès les premières années de son exil à l’étranger.

Et pour cause, Larbi Zitout a été récupéré rapidement par Maha Azzem, l’activiste britannique d’origine égyptienne, la femme des réseaux qataris et turcs dans le milieu des activistes arabes et musulmans en Occident. La controversée lobbyiste britannique trouve les fonds nécessaires pour financer Larbi Zitout et permettre à Mourad Dhina de fonder la fondation AL-Karama en Suisse. Ces fonds attirent les sympathisants, mais l’argent ne suffit pas de créer un véritable mouvement politique. Aujoud’hui, Rachad tente de récupérer des blogueurs, activistes qui ont une influence sur le Hirak pour les entraîner dans une nouvelle alliance afin de redonner du souffle à leur mouvement. A Paris, Rachad s’est lancée dans une rude bataille avec pour but d’occuper le Hirak de la place de la République, le Hirak de la diaspora algérienne. Leur dernière bataille à travers laquelle le mouvement « de 4 chats » espère conquérir une certaine influence sur l’opinion publique algérienne.

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