Exclusif. Les banquiers d’Ali Haddad dans le viseur des autorités algériennes 

Naguère très influent et puissant, le milliardaire algérien Ali Haddad, le porte-parole des oligarques algériens, traverse une très mauvaise passe à Alger, et son prestige auprès des décideurs algériens en prend un petit coup. A la veille de l’élection présidentielle de 2019, Ali Haddad, le principal bailleur principal du quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, ne cesse de prendre des coups. Et cette fois-ci, les autorités algériennes s’attaquent à ses « banquiers ». 

 

Selon plusieurs sources proches des milieux bancaires algérois, Omar Boudieb, le président du Crédit populaire d’Algérie (CPA), l’une des banques publiques les plus importantes du pays, a été limogé pour avoir accordé des crédits très généreux à Ali Haddad et ses alliés du Forum des Chefs d’Entreprises (FCE), le puissant patronat algérien. Des crédits aux montants jugés faramineux, octroyés pour des projets qualifiés de non-structurants et manquant de rentabilité. En pleine crise financière, Omar Boudieb a « soigné » son ami Ali Haddad en lui accordant un traitement de faveur qui n’a pas du tout été apprécié par le Palais d’El Mouradia, lequel a lancé une véritable opération « mains propres » pour démontrer à l’opinion publique que les lobbies de l’argent n’ont plus le pouvoir en Algérie. 

 

Selon nos informations, d’autres banquiers très proches d’Ali Haddad et de ses amis oligarques sont dans le viseur des autorités algériennes. Il s’agit notamment  du PDG de la Banque Nationale d’Algérie (BNA), Achour Aboud, très critiqué pour le niveau élevé des dettes impayées des hommes d’affaires algériens, notamment Ali Haddad qui a largement bénéficié des largesses de la BNA pour des projets économiques qui n’ont apporté aucune valeur ajoutée à l’économie algérienne. 

 

Rachid Metref, le PDG de la puissante banque CNEP, est également dans le collimateur et risque de sauter dans le sillage d’un mouvement en cours de préparation au ministère des Finances. Même Ahmed Ouyahia, le Premier-ministre et ami personnelle d’Ali Haddad, n’a pu protéger les amis banquiers de l’oligarque en perte de vitesse.

 

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