Exclusif. L’influençeuse Sofia Benlemmane, « l’agence secret » du pouvoir algérien sur le territoire français

Expulsée du pays organisateur de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2024, à savoir la Côte d’Ivoire, l’influenceuse Sofia Benlemmane avait défrayé la chronique en provoquant une polémique internationale en raison de son racisme dégoûtant pleinement assumé.  Connue pour ses coups d’éclat, cette influenceuse qui suit les Fennecs avait tenu des propos racistes sur les Ivoiriens et leurs conditions de vie. Habituée aux coups d’éclat et aux bad buzz sur les réseaux sociaux, Sofia Benlemmane n’est pas une simple influençeuse qui s’amuse comme une gamine inconsciente sur Facebook, Tik Tok ou Instagram. Non, loin s’en faut car derrière cette influençeuse provocatrice, nous retrouvons un véritable « agent secret » déployé par le Pouvoir algérien sur le territoire français.
Originaire de Sour El Ghozlane, dans la wilaya de Bouira, dans le centre du pays, cette influençeuse algérienne est en réalité une sans emploi fixe au parcours atypique qui a fait une entrée fracassante dans le monde des intrigues politiques grâce à un certain colonel Lotfi du CPMI, à savoir le Centre principal militaire d’investigation, de Ben Aknoun, une base très importante de la sécurité militaire algérienne. En 2019 pour déstabiliser le clan Gaid Salah qui s’était emparé brutalement du pouvoir après avoir renversé le régime Bouteflika à la suite du Hirak, Sofia Benlemmane a été instrumentalisée par le colonel Lotfi et ses acolytes pour assiéger les consulats et symboles de l’Etat algérien en France.
Elle était devenue l’un des relais d’un clan puissant au sein des « services » algériens pour infiltrer les militants du Hirak à Lyon, l’une des grandes villes françaises accueillant une grande communauté algérienne.  Elle espionnait les hirakistes les plus en vue et renseignait la sécuritré militaire sur les actions envisagées par les collectifs de militants algériens établis en France.. En 2020, elle a été retournée et récupérée par le colonel Maayouf Abdelaziz dit Maazouz, l’actuel consul général d’Algérie à Lyon, qui l’avait convaincue de bosser directement pour le renseignement extérieur algérien. Sa mission a changé radicalement puisqu’elle s’était mise au service de la propagande du pouvoir algérien en mobilisant des Algériens de France contre les opposants exilés et en injuriant jour et nuit les opposants les plus médiatisés du pouvoir algérien.
En contrepartie de ses services, le renseignement extérieur algérien a procédé à l’assainissement de sa situation personnelle vis-à-vis des autorités algériennes. Toutes les poursuites judicaires à son encontre ont été abandonnées, et les mesures restrictives à son encontre au niveau des aéroports algériens ont été levées, et des rémunérations financières lui ont même été remises. En effet, une aide de 1500 euros lui était mensuellement versée par des intermédiaires dépêchés par le consulat général de Lyon en France.
Le colonel Maayouf Abdelaziz avait même pris en charge le réglement des dettes bancaires de Sofia Benlemmane qui vivait régulièrement « à découvert » à Lyon faute d’un métier pouvant lui procurer un salaire digne de ce nom. A partir de 2022, elle a obtenu le feu vert pour retourner régulièrement en Algérie où elle était régulièrement accueillie par le lieutenant Abderrahmane dit zombla actuellement incarcéré à la prison militaire de Blida « pour complot » dans le cadre du scandale des officiers comploteurs ayant voulu déstabiliser de l’intérieur le régime Tebboune en détournant leurs prérogatives au sein de la sécurité militaire et du renseignement extérieur algérien. En été 2022 la chute de plusieurs des officiers impliqués dans ce scandale notamment des collaborateurs de l’ex-patron de la Direction Centrale de la Sécurité Militaire (DCSA), le Général-Major Sid Ali Ould Zmirli a placé l’agent Sofia dans une nouvelle configuraiton.
Les nouveaux décideurs du renseignement extérienr vont l’utiliser pour renforcer la propagande anti-marocaine en tentant d’organiser en France des rassemblements successifs contre « l’influence du Makhzen et ses menaces contre l’Algérie ». Des actions qui ont échoué magistralement en absence de la délivrance des autorisations des préfectures de Police française. Mais la soldatesse Sofia ne désespère pas pour autant et essaie de monter plusieurs opérations médiatiques alimentées par des injures, des insultes, des violations de la vie privée, des appels à la haine pour défendre la cause du pouvoir algérien contre ses adversaires et ce « Maroc honni » élevé au rang de l’ennemi absolu. Aujourd’hui, après le scandale de ses propos racistes en Côte d’Ivoire, Sofia Benlemmame est devenue une « balle perdue », un relais totalement discrédité qui cause davantage trop de dégâts pour le pouvoir algérien. Sa mise à l’écart semble avoir été décidée et sa fin de mission est, selon nos sources, plus que jamais actée.

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