Exclusif : Panique à Alger après l’enlisement militaire du président russe Vladimir Poutine en Ukraine

Il y a quelques mois, les généraux algériens qui se gargarisaient de pouvoir boire une tasse de café sur une terrasse de Rabat en quelques heures ont, depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la cuillère et la sous-tasse en travers de la gorge. Et pour cause.

Selon des sources de Maghreb-intelligence à Alger, l’enlisement de l’armée « rouge » dans le bourbier ukrainien avec son flot d’images montrant des chars T72 et T80 éventrés, des systèmes Buk antiaériens mis hors services, des chasseurs bombardiers SU 30 et Mig29 abattus, des MI24 pulvérisés, des missiles Iskander et Kalibr trop imprécis et des munitions en tout genre qui n’explosent pas, a plongé l’état-major de l’Armée nationale algérienne dans une sévère crise de doute.

En effet, le matériel militaire russe a encore une fois montré ses limites dans une confrontation directe face à une armée disciplinée et moyennement bien armée. «Les jeunes généraux de l’armée algérienne, comme le général-major Mohamed Kaidi viré il y a 3 mois, savent depuis des années que l’arsenal acquis auprès des Russes était en deçà des armées américaines, françaises ou encore turques », affirme à Maghreb-intelligence un haut gradé de l’ANP, aujourd’hui à la retraite.

Aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les armes russes et leur efficience qui inquiètent les généraux algériens, mais également la doctrine militaire russe enseignée aux officiers algériens à l’académie de Cherchell et apprise à l’académie militaire des forces armées de la fédération de Russie.

D’après les sources de Maghreb-intelligence, la tournure que prennent les événements en Ukraine fragilisent le chef d’Etat-major Saïd Chengriha et le clan des généraux formatés en union soviétique et après en Russie. Beaucoup de jeunes généraux exigent que l’armée algérienne, surtout l’armée de terre et l’aviation, multiplient les fournisseurs. « L’armée algérienne, même avec une puissance de feu parmi les plus fortes en Afrique se retrouve larguée sur le plan technologique », conclue un expert militaire français.

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