Exclusif. Une nouvelle stratégie algérienne pour éjecter le Maroc du Mali et du Sahel 

Les autorités algériennes ont lancé une nouvelle stratégie pour renforcer leur influence au Mali, ce pays stratégique du Sahel qui connaît des bouleversements majeurs depuis 2020 en raison de la prise du pouvoir par une junte militaire. Or, dans cette stratégie, tout un axe a été dédié à la présence du Maroc au Mali et dans le Sahel. L’objectif clairement affiché de l’Algérie est d’éjecter le Maroc de l’échiquier malien afin d’asseoir sa domination sur ce pays voisin avec lequel elle partage plus de 1300 KM de frontières.
Selon nos sources, les autorités algériennes exercent un important lobbying sur la junte malienne afin de réduire drastiquement les échanges et rapports du Mali avec le Maroc. Commerce extérieur, liaison aérienne avec les aéroports marocains, présence diplomatique ou investissements économiques, le régime algérien tente de persuader les « colonels » maliens de remettre en cause plusieurs accords liant le Mali au Maroc. Le lobbying algérien à Bamako présente à chaque fois la présence marocaine comme une menace potentielle contre la sécurité nationale du Mali. Dans les échanges et rencontres organisés avec les dignitaires maliens, les représentants du régime algérien expliquent que le Maroc est dans le camp des pays hostiles à la stabilité du Mali et son adhésion au lobby occidental notamment israélien favorable aux interventions de l’impérialisme au Sahel porte préjudice au processus de pacification du Mali.
Pis encore, certains rapports confidentiels remis par l’ambassade d’Algérie à Bamako accusent clairement le Maroc de financer et soutenir des groupes armés au Nord du Mali afin d’imposer une mainmise sur cette région sensible du Sahel.
Selon nos sources, ce lobbying puissant commence à trouver des oreilles attentives à Bamako. Et le principal artisan de cette propagande anti-marocaine au Mali est Delmi Boudjemaa,  l’envoyé spécial de l’Algérie pour le Sahel, l’homme qui est appelé « Monsieur Mali » à Alger en raison des missions qui lui sont conférées pour imposer l’Algérie comme le nouvel acteur influent de la crise malienne.

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