Il a resitué son arme et son influence : Sale temps pour Anis Rahmani !

A Alger, le sulfureux Anis Rahmani, le patron d’Ennahar TV, vit des jours très sombres qui tranchent paradoxalement avec le prestige dont il jouissait à l’époque de Saïd Bouteflika. Depuis l’application de l’article 102 et la destitution de Bouteflika par l’Etat-Major de l’Armée algérienne, Anis Rahmani a perdu entièrement son influence sur le sérail algérien. Naguère habitués aux privilèges du pouvoir des Bouteflika qu’il louait jouer et nuit dans sa télévision controversée et très critiquée en Algérie, aujourd’hui Anis Rahmani est contraint de revoir entièrement son train de vie. Preuve en est, l’homme a été obligé de restituer son arme la semaine passée à la police algérienne.

Anis Rahmani n’a plus le droit de porter une arme comme il avait l’habitude de le faire depuis de longues années. Le patron d’Ennahar TV ne bénéficie plus, d’ailleurs, de la protection des services de sécurité comme c’était le cas avec un garde rapprochée que la DGSN algérienne mettait à son service à l’époque de Saïd Bouteflika.

D’autre part, Anis Rahmani fait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire national depuis plusieurs semaines dans le cadre des enquêtes lancées par l’establishment militaire concernant des faits de corruption de l’ancienne oligarchie financière et médiatique entretenue par les Bouteflika ces dernières années.
Selon nos informations, Anis Rahmani est cité nommément dans l’enquête dirigée sur les avoirs et affaires de « Kamel le Boucher », le principal suspect dans l’affaire de la cocaïne du port d’Oran. Allié et bras médiatique de Ghali Belkecir, le général et patron de la gendarmerie nationale, Anis Rahmani est soupçonné d’avoir contribué aux manoeuvres politiques visant à empêcher l’application de la destitution de Bouteflika par l’Etat-Major de l’ANP, l’armée algérienne.

Fini donc le temps de l’impunité pour le patron d’Ennahar TV. L’heure des comptes a visiblement sonné…

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