La Côte d’Ivoire et le Sénégal chassent la France hors de leurs villes

Est-ce le début d’une deuxième vague de décolonisation, celle-ci symbolique, ou c’est juste un geste d’humeur ? Depuis quelques jours, dans ces deux pays africains, des individus ont entrepris, au début de juin, à changer les noms de certains boulevards et places qui portaient jusque-là des appellations en relation avec la France, ancienne puissance coloniale.

Ainsi, à Abidjan le très long boulevard de France a été rebaptisé boulevard Sékou-Touré, du nom du père de l’indépendance guinéenne. Une autre avenue qui portait le nom de l’ex-président Valéry Giscard D’Estaing arbore désormais fièrement le nom de l’ancien président burkinabé Thomas Sankara. Même le grand Charles De Gaulle a perdu le pont qui portait son nom et qui a été remplacé, en hommage à l’homme politique ivoirien indépendantiste Biaka Boda.

Au Sénégal, c’est la mairie de la commune de Gorée qui a pris les devants. La place d’Europe, en plein centre de l’île de Gorée, a troqué ce nom pour celui de place de la Liberté, plus évocateur de sa propre histoire.

Provoqué par le meurtre de l’AfroAméricain George Floyd, le 25 mai, étouffé sous le genou d’un policier blanc, le débat sur la présence de symboles liés à l’histoire coloniale et la traite négrière touche aussi de plus en plus les pays de l’Afrique.

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