Le patron de la DGSN, Farid Zineddine Bencheïkh : l’homme qui compte à Alger

Le patron de la Police algérienne, à savoir la DGSN, Farid Zineddine Bencheïkh, est le nouvel homme fort à Alger. Son influence est de plus en plus grandissante et plusieurs voix au sein du sérail algérien lui promettent un bel avenir en raison notamment de sa proximité avec le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune. Les deux hommes se parlent, d’ailleurs, régulièrement au téléphone et le patron de la DGSN est devenu ces derniers mois le responsable sécuritaire qui bénéficie de la plus grande attention de Tebboune.

Ce dernier prend très au sérieux les rapports et les informations que lui communique Bencheikh au point où la police algérienne est devenue le pilier central de la sécuritocratie algérienne. La DGSN est à la manœuvre de tous les plans sécuritaires et elle est la première institution qui prend en charge les dossiers les plus sensibles. Des dossiers que lui communiquent régulièrement le Palais présidentiel d’El-Mouradia. Cette situation a même fini par susciter un important malaise au sein des autres services de sécurité notamment les services de renseignement qui se sentent de plus en plus écartés au Palais Présidentiel d’El-Mouradia et de moins en moins écoutés dans certaines prises de décisions stratégiques.

Ce qui a mené les autorités algériennes à commettre plusieurs erreurs préjudiciables notamment concernant les arrestations musclées récentes de certains opposants politiques. Ces interventions ont été déconseillées et vivement désapprouvées par les services secrets, mais la Présidence algérienne les a validées en s’appuyant uniquement sur l’expertise défaillante de la DGSN qui manque cruellement d’expérience dans la gestion des dossiers politiques.

Selon certaines sources, Farid Zineddine Bencheïkh est même cité sur la liste des personnalités pouvant bénéficier d’un vaste remaniement ministériel sur lequel travaille en ce moment Tebboune. Il pourrait devenir le prochain ministre de l’Intérieur et jouit encore davantage de la confiance du président algérien. Mais cette option est loin de susciter l’unanimité au plus haut sommet du pouvoir algérien.

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