L’Espagne cadenasse les frontières du préside de Sebta

Excédées par les flux des migrants sub-sahariens qui assaillent la ville de Sebta, les autorités espagnoles ont décidé un tour de vis supplémentaire pour mieux surveiller et maîtriser les frontières avec le Maroc. Vendredi 13 septembre, le gouvernement local du préside (basé au Maroc) a décidé de fermer, de manière définitive, le passage frontalier de Benzú.

De ce fait, il n’y aura plus de circulation des personnes et des véhicules entre les deux côtés de cette frontière, hormis quelques rares dérogations pour raisons familiales ou encore pour les élèves marocains qui poursuivent leurs études à Sebta. Et c’est une décision qui pénalisera essentiellement les habitants de Belyounech (quelques centaines) qui avaient la permission d’aller et revenir via ce passage frontalier.

Aujourd’hui, et avec cette nouvelle décision, les habitants de Belyounch, comme les autres qui avaient l’habitude d’emprunter ce passage frontalier, n’oint d’autre choix que celui de se diriger vers Tarajal, autre poste frontalier à 14 kilomètres. Les frontières entre Sebta, Melilla et le Maroc suscitent toujours les inquiétudes du Maroc comme de l’Espagne pour les défis sécuritaires et migratoires qu’elles posent. Elle donnent aussi lieu à des polémiques hispano-espagnoles et notamment avec le parti Vox (Extrême droite) qui demande des mesures radicales comme l’érection de murs très hauts sur ces frontières.

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