Maghreb-intelligence bloqué en Algérie : le général Lackhem est parti, mais la censure est restée…

Nouvelle régression en Algérie. Votre média Maghreb-Intelligence vient de rejoindre le contingent des médias électroniques et sites d’information qui sont entièrement censurés en Algérie. Les internautes algériens ne peuvent plus accéder à notre site depuis l’Algérie. L’accès à Maghreb-Intelligence a été bloqué par le dispositif de censure et de filtrage internet utilisé par les services du ministère de la Défense nationale à Alger. Comme Mondafrique, Algérie Part, Algériepatriotique, Maghreb Emergent, Inter-lignes et TSA. Ainsi comme de nombreux autres médias algériens en ligne, Maghreb Intelligence n’est plus accessible à partir de l’Algérie. Une censure qui en dit long sur les véritables intentions du régime algérien. Un régime qui ne supporte pas la pluralité des points de vue, la divergence des analyses ou la critique légitime de ses actions et conduites des affaires publiques du pays.

Il est à rappeler que le filtrage internet et la censure des contenus numériques relèvent de la responsabilité de l’Organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux TIC, un organisme qui a été placé sous l’égide du ministère de la Défense nationale en juin 2019. Cet organe était géré et dirigé par le fameux général-major Abdelkhader Lachkhem, patron du département des transmissions et guerre électronique.

Mais ce dernier a été relevé au début du mois de juillet dernier. Officiellement éjecté du pouvoir, l’on pensait que la censure allait devenir une pratique caduque en Algérie. Il n’en est rien ! Lachkhem est parti, mais le régime est resté le même. Censure, emprisonnement des journalistes, répression des libertés publiques, la « Nouvelle Algérie » ressemble étrangement à un système totalitaire qui inspire la crainte et sème l’angoisse collective. Une dictature qui s’appuie beaucoup plus sur un dogme que des hommes qu’elle remplace et chasse au gré des humeurs et des rapports de force interne à ses institutions militaires et sécuritaires. Le dogme, quant à lui, il ne change jamais : pas de place à la liberté d’expression dans la « Nouvelle Algérie ». Circulez, il n’y a plus rien à lire sur internet…

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