Du nouveau dans la modernisation du travail des gardiens de prison au Maroc et dans les efforts de moralisation de leur intervention lors de l’exercice de leurs fonctions.
Bientôt, cette catégorie de personnels de la Délégation générale de l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR). Dans un premier temps, selon les sources de Maghreb-Intelligence, l’expérience sera menée dans une vingtaine des prisons du Maroc.
La DGAPR a ainsi lancé un appel d’offres international pour acquérir plusieurs centaines de ces caméras dénommées « Bodycams » qui seront distribuées aux établissements pénitentiaires selon leurs besoins. Ce sera, par exemple, 57 caméras pour la prison Aïn Sebaâ 1 à Casablanca, 53 pour celle de l’Oudaya (Marrakech) et 36 pour la Maison centrale de Kénitra.
Les caméras individuelles doivent être livrées avec un logiciel d’exploitation des enregistrements, un dispositif de déchargement, une station de travail, des onduleurs et des armoires de rangement individuelles.
D’un poids avoisinant 170 grammes et hautement sécurisées, les gardiens de prison ne doivent disposer d’aucun droit d’accès permettant la lecture, la consultation, la modification ou la suppression des enregistrements stockés dans la caméra qui ne dispose d’aucun écran ni bouton de visionnage ou d’exploitation de la vidéo enregistrée et l’utilisateur ne peut pas accéder au menu de paramétrage. La caméra ne doit en aucun cas être reconnue par le système d’exploitation comme un périphérique de stockage amovible de type USB.
La résolution vidéo est de 1920 x 1080 (Full HD) /1280 x 720 (HD) alors que la Fréquence d’image peut aller de 25 jusqu’à 30 images par seconde.
L’introduction de ces caméras coûtera dans un premier temps plus de 8 millions de dirhams.