Quand l’Arabie saoudite se rapproche un peu plus d’Israël

 

Si l’Arabie saoudite n’entretient toujours pas de relations diplomatiques avec l’Etat d’Israël et qu’elle réclame toujours le retrait israélien des territoires occupés depuis la Guerre des six-jours en 1967, l’interview que vient d’accorder Mohammed Ben Salman au mensuel américain The Atlantic pourrait en surprendre plus d’un au sein du monde arabe. Le prince héritier, nouvel homme fort de l’Arabie saoudite, affirme ainsi que son pays « n’a pas de problèmes avec les Juifs », et que les Israéliens, tout comme les Palestiniens, « ont le droit de vivre sur leur propre terre ».

Autant de déclarations qui ne font que confirmer le début de rapprochement avec l’Etat hébreu entamé à la fin de l’année dernière par la diplomatie saoudienne. Un rapprochement largement encouragé par l’Amérique de Donald Trump, mais aussi par le royaume de Bahreïn et les Emirats arabes unis, deux fidèles alliés de Riyad, qui ne cessent de plaider depuis quelques temps en faveur d’une levée du boycott d’Israël par les pays arabes. De nombreux soutiens pour faire face à un ennemi commun qui n’est autre que l’Iran.

Pour sa part, Israël ne verrait pas d’un mauvais œil un véritable rapprochement diplomatique, au-delà de la simple coopération tactique déjà en place avec le royaume saoudien. Car isolé au sein d’un monde arabe hostile, l’Etat hébreu ne peut qu’accueillir avec bienveillance toute ouverture en provenance des pays de la région.

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