Digne mais résigné, Aziz Akhannouch a laissé derrière lui une onde de choc. Face à l’annonce de son renoncement à un troisième mandat à la tête du Rassemblement national des indépendants (RNI), plusieurs membres du bureau politique n’ont pas résisté à l’émotion.
Selon des sources de Maghreb-Intelligence, Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, Zaina Chahim, présidente de la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, ainsi que Karim Achengli, président de la région Souss-Massa, se sont effondrés en larmes après les mots prononcés par le chef du gouvernement.
Ces trois figures du RNI, qui doivent l’essentiel de leur ascension politique à Aziz Akhannouch, futur ex-président du parti de la colombe, n’ont pu contenir leur désarroi. L’émotion était telle que des larmes de dépit et de tristesse ont coulé sur leurs joues, illustrant la brutalité de l’annonce.
Car au-delà de l’homme, c’est tout un système d’alliances et de perspectives qui vacille. Le départ programmé d’Aziz Akhannouch de la tête du RNI signifie, pour plusieurs cadres, la fin prématurée d’une carrière politique ou ministérielle à peine amorcée. D’après un poids lourd de la direction du parti, certains espéraient, grâce à l’entregent et à l’influence de leur patron, briguer dès septembre prochain des postes bien plus stratégiques que ceux qu’ils occupent aujourd’hui.
Un rêve désormais relégué au rang de simple vœu pieux, après le désistement surprise d’un leader dont l’ombre protectrice semble déjà se dissiper.