Algérie/Egypte : la guerre par d’autres moyens

Les Algériens ont la rancune tenace. Ils ne veulent rien passer aux Egyptiens depuis les incidents de Khartoum entre les publics des deux pays venus soutenir leurs équipes de football.

« C’est une guerre tous azimuts que nous livrons et continuons à livrer à ces Egyptiens arrogants et suffisants », fulmine un officiel algérien. « Ils ne trouveront (les Egyptiens) toujours sur leur route », ajoute-t-il aussi furax. Ce mois de ramadan a vu la position algérienne se durcir encore plus envers Le Caire. D’habitude friand des productions provenant des bords du Nil, les télévisons algériennes ont totalement boycotté les séries et autres feuilletons égyptiens. Pis encore. Les écrivais et les maisons d’édition égyptiens ont été purement et simplement interdits du salon de livre d’Alger.
Mais là où les Algériens se montrent intraitables, ce sot les importations de produits égyptiens. La douane algérienne a dressé une liste de noire de 709 produits égyptiens interdits d’entrée sur le territoire de la république démocratique et populaire. En outre, et malgré l’accord arabe de libre-échange, les autorités algériennes ont soumis 1200 autres produits égyptiens à une taxation qui avoisine les 55 %. Une barre qui les rend quasiment invendable sur les étals du pays.
Aujourd’hui, les « vestiges » de la présence égyptienne en Algérie ne concernent que l’opérateur de télécommunication Djezzy en phase d’être racheté par l’Etat algérien et certaines entreprises BTP qui finalisent des projets immobiliers.

 

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