Au Maroc, comme ailleurs, des islamistes très mauvais perdants

Après deux mandats à la tête du gouvernement, merci le Printemps arabe!, et une décennie d’une gestion calamiteuse des affaires des plus grandes villes et régions du Maroc, les islamistes du PJD ont du subir le verdict du peuple et des urnes.

Le 8 septembre 2021 restera dans les annales de la démocratie marocaine qui tourne la page des islamistes pour ouvrir celle du Maroc post-pandémie avec un nouveau souffle et de nouveaux femmes et hommes au gouvernail. Pour les islamistes, la pilule a été dure à avaler et ils sont de très mauvais perdants.

L’usage en démocratie veut que le parti qui cède la place félicite, fair-play, celui qui reprend le flambeau, lui souhaite bonne chance et se dise prêt à l’aider, même par la critique au sein des institutions, à accomplir sa mission.

Cela est dicté par les moeurs des démocrates, mais est aux antipodes de celles des islamistes, du Golfe au Maroc. Voire au-delà.

Sentant que leur heure a approché, les islamistes ont concentré le feu sur la personnalité de Aziz Akhannouch (pas le milliardaire, n’en déplaise à l’AFP, mais le président du parti arrivé premier lors de trois scrutins décisifs).

Ils ont traité le président du RNI de tous les noms et entraîné dans leur hystérie Abdellatif Ouahbi, le secrétaire général du PAM qui, selon toute vraisemblance, a encore beaucoup à apprendre en politique, comme en bienséance.

Insultes, calomnies…, les islamistes n’ont reculé devant rien et même après la proclamation des résultats, ils sont passés à un stade supérieur: jeter le discrédit sur la transparence des scrutins en accablant le ministère de l’Intérieur.

Amers et aigris, les dirigeants islamistes n’ont pas hésité à jeter le doute sur la crédibilité des institutions du pays et sur la légitimité de l’une des plus importantes, à savoir le Parlement. «S’ils ont des preuves sur les irrégularités dont ils parlent, ils n’ont qu’à saisir la justice et faire des recours devant la Cour constitutionnelle», commente un politologue basé à Rabat. À moins qu’ils ne doutent également de la crédibilité de la Cour constitutionnelle.

«Au lieu de s’agiter dans tous les sens après un vote sanction du peuple qui se passe de tout commentaire, le PJD doit faire son autocritique et revoir toute son action et toute son organisation. Sinon, l’histoire du Maroc s’écrira sans eux et ils resteront une simple parenthèse», ajoute le même politologue.

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