Aziz a-t-il peur du cadavre d’Ould N’Diayane ?

En 2003, le chef de l’état-major de l’armée mauritanienne, Mohamed Lemine Ould N’Diayane est tué lors de la tentative du coup d’état menée par le colonel Saleh Ould Hanenna [onlypaid] contre le président Mouaawiya Ould Taya.
Depuis, aucune enquête sérieuse n’est venue éclaircir les conditions réelles de la mort de celui qui était considéré comme l’un des plus brillants officiers mauritaniens. Le président Ould Abdelaziz a déclaré ne voir aucun inconvénient quand au déroulement d’une enquête indépendante, tout en ajoutant que les « assassins d’Ould N’Diayane sont connus ». Cependant, le microcosme politique à Nouakchott bruisse de plusieurs rumeurs. Ould Hannena aurait avoué à certains proches de l’ancien chef d’état-major que ses troupes n’étaient pour rien dans la mort d’Ould N’Diayane. Ce dernier, qui était le deuxième homme après Ould Taya était très respecté par l’armée. « Il avait la stature pour succéder à un Ould Taya affaibli. Directeur général de la sûreté nationale, ministre des Pêches, chef d’état-major de la Garde nationale et brillant ministre des Affaires étrangères, il n’avait pas que des amis au sein de l’entourage proche d’Ould Taya », affirme un ancien diplomate français qui l’avait longuement côtoyé. Pour le moment, et face à la surenchère d’Ahmed Ould Daddah et d’une vingtaine de parlementaires qui réclament l’ouverture d’une enquête, le pouvoir demeure serein puisque Ould N’Diayane a été tué par un obus de blindé, arme utilisé uniquement par les putschistes au moment des événements du 8 juin 2008.[/onlypaid]

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