Cevital. De dangereuses divisions minent le premier groupe privé en Algérie 

Cevital, le premier groupe privé algérien dont les revenus avoisinent les 4 milliards de dollars, est en train de connaître des divisions internes qui peuvent le déstabiliser dans les jours à venir. Et pour cause, les récents choix de son patron, Issad Rebrab n’ont fait l’unanimité au sein des cadres de ce groupe. Un malaise règne à la direction générale de Cévital depuis la démission surprenante de l’ancien directeur général, Said Benikène. Respecté par ses collaborateurs et très apprécié par les employés de Cévital,  le départ de Saïd Benikène a été vécu comme un véritable séisme. Issad Rebrab, l’homme le plus riche du Maghreb, est derrière le départ de ce manager qui avait imaginé une prometteuse stratégie de modernisation et de renouvellement des activités du groupe pour lui permettre de survivre à l’hostilité politique dont il fait l’objet de la part du régime d’Abdelaziz Bouteflika. 
Rebrab n’a pas respecté ses engagements envers Saïd Benikène et ce dernier n’a pas joui des prérogatives nécessaires pour mener à bien sa mission. Pis encore, Issad Rebrab a humilié Saïd Benikène en lui enlevant certaines missions stratégiques pour les confier à Kamel Benkoussa, financier et ancien trader à Londres, un homme controversé et extravagant qui a raté son entrée sur la scène politique algérienne en voulant s’imposer comme le représentant légitime de la brillante diaspora algérienne. En dépit de ses ratages, à Cévital, Kamel Benkoussa fait la pluie et le beau temps. Le clash avec Said Benikène n’a pas duré longtemps. L’ancien DG de Cévital a jeté l’éponge. Mais le poste de DG est resté vacant depuis le 18 décembre et de nombreuses voix se sont élevées pour empêcher la nomination de Kamel Benkoussa, impopulaire au sein des cadres du groupe. 
Ces mêmes cadres sont inquiets par les choix politiques d’un Rebrab qui sponsorise ouvertement le général Ali Ghediri, candidat à l’élection présidentielle contre le clan présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika. Rebrab ne s’arrête pas-là puisqu’il s’est attaché les services d’Anis Rahmani, le patron de presse le plus honni en Algérie après ses multiples dérapages et attaques contre des institution de l’Etat algérien avec sa chaîne de télévision Ennahar TV.  Ses positions de l’actionnaire majoritaire de Cévital intriguent et inquiètent ses propres cades qui craignent de voir leur groupe foncer sur un iceberg à cause d’un aveuglement dangereux. 

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  1. Arezzeki 12:05 - février 8, 2019

    Rebrab a tout simplement arnaquer le peuple Algérien pendant une déscinie pour se faire une fortune ça on l’oublie jamais !