Comment l’Algérie s’est fait piéger par les mercenaires de Mouammar Kadhafi

Le scénario catastrophe tant craint par les services de renseignements algériens serait-il finalement en train de se produire aux portes du désert libyen ?  L’Algérie -qui aurait renforcé sa sécurité à la frontière avec la Libye- veut cependant se  montrer rassurante sur sa capacité à contrer le trafic d’armes éventuel en provenance de ce pays en guerre civile.[onlypaid] Au sommet de l’Etat, l’inquiétude est à son comble.

Selon des sources militaires, le déploiement de l’armée algérienne serait une mesure d’urgence prise à la hâte au niveau de l’Etat-major, suite à des rapports alarmistes des services de renseignements, le DRS,  dirigés par Mohammed Médiène « Tewfic ». Ces rapports indiqueraient  que les « services » auraient perdu le contrôle ainsi que tous contacts avec les mercenaires Touaregs et Sub-sahariens qui transitaient jusque-là par le sud-est algérien. Depuis le déclenchement de l’insurrection libyenne contre le régime de Kadhafi, les recruteurs du Guide de la révolution auraient en  effet obtenu d’une certaine branche du pouvoir algérien qu’elle « ferme les yeux » sur les convois passant sur son territoire, même si ces derniers sont soupçonnés de transporter des mercenaires à la solde de Tripoli. Or,  lorsque ces mêmes mercenaires ont voulu quitter le front pour fuir les bombardements des forces de l’OTAN, ils ont été obligés d’abandonner leurs armes aux militaires algériens pour pouvoir regagner leur pays (Mali, Niger et Mauritanie).

Cependant, un certain nombre d’entre eux aurait-contrairement au pacte conclu avec l’armée algérienne -réussi à exfiltrer  armes et munitions, avec pour objectif de les revendre plus au sud. En traversant de nuit les étendues désertiques,  les mercenaires auraient réussi à passer entre les mailles du filet des militaires. Une fois dans les zones sanctuaires du sud algérien,  ces mercenaires auraient revendu leur arsenal, constitué des lance-roquettes et d’armes légères notamment, à des bandes de trafiquants opérant dans l’ensemble de la sous-région sahélo saharienne. Ces mêmes armes ont ainsi été retrouvées dans le maquis du nord du pays lorsque des opérations de ratissage ont été conduites fin de semaine dernière à Médéa et à Lakhdaria contre les casemates du GSPC.

C’est à ce moment-là que les officiers des renseignements algériens ont compris qu’ils n’avaient plus la maîtrise de la situation. La décision de pourchasser les mercenaires a été prise et des unités de l’armée algérienne ont été déployées en renfort. Normalement, plus aucune arme en provenance des dépôts libyens ne devrait tomber entre de mauvaises mains. Une mission qui n’est pas de tout repos… [/onlypaid]

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