Coopération Maroco-espagnole : Madrid fait abstraction du cas Brahim Ghali et tire des plans sur la comète pour la période 2021-2024

Dans ses relations avec le Maroc, l’Espagne agit vraiment de manière bizarre, pour ne pas dire surréaliste: une main tendue et l’autre, derrière le dos, armée d’un poignard.

Ce dimanche 2 mai, le gouvernement espagnol a dévoilé la copie finale de sa «Stratégie d’action extérieure pour la période 2021-2024». C’est une stratégie qui a été adoptée en Conseil des ministres et qui trace la voie pour les relations entre l’Espagne et le reste des pays du monde, à tous les niveaux.

Pour ce qui concerne le Maroc, l’Espagne place de grands espoirs dans sa future coopération avec le voisin du Sud et surtout en matière de sécurité, de lutte contre l’immigration et en matière économique. Madrid, dans ce document, ne cache pas sa satisfaction du bilan de la coopération, tous azimuts, avec Rabat.

L’Espagne se dit déterminée à renforcer ce partenariat stratégique avec, entre autres, le dialogue et la tenue de manière régulière des réunions des commissions de haut niveau. Mais Madrid fait abstraction, de manière préméditée, des derniers développements dans ses relations avec Rabat, notamment des répercussions de l’affaire de Brahim Ghali, le chef du Polisario hospitalisé depuis plusieurs jours dans un établissement de Logroño.

«Rien ne sera plus comme avant entre nos deux pays, à moins que l’Espagne ne revoie ses calculs», commente un connaisseur madrilène des relations entre le Maroc et l’Espagne. D’ailleurs, Rabat a été claire, hier samedi, quand le Maroc a déclaré officiellement que l’Espagne doit choisir entre Brahim Ghali (et les séparatistes en général) et le Maroc.

Dans le document officiel espagnol sur la stratégie extérieure de 2021-2024, rien n’est dit sur ce que compte faire Madrid sur le dossier du Sahara ou pour désamorcer des crises qui surviennent de temps à autre. Rien! Par contre, Madrid y décline que les camps de Tindouf seront toujours prioritaires pour l’aide internationale espagnole. Autrement dit, l’Espagne va continuer à renflouer les comptes des dirigeants du Polisario qui, de ce fait, sont à l’abri du besoin à Rabouni, Alger et à Logroño…

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