Débâcle de l’équipe de football algérienne contre le Maroc : panique à El Mouradia

La cuisante défaite de la sélection nationale algérienne face au Maroc a brouillé les cartes politiques en Algérie. Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette déconfiture a semé la panique dans l’entourage de plusieurs décideurs algériens, notamment au palais d’El Mouradia. [onlypaid]En effet, Bouteflika et ses conseillers qui comptaient bien exploiter une victoire des Fennecs pour calmer la rue Algérienne surchauffée par des mouvements de protestation dans tous les secteurs, ont eu le plus grand mal à réprimer leur colère contre les responsables de la Fédération Algérienne de Football (FAF). Ces derniers ont été accusés d’avoir failli à leur mission. Selon des sources dignes de foi, Bouteflika aurait chargé l’un de ses conseillers de demander des explications à Mohamed Raouraoua, le président de la FAF. «La présidence a beaucoup œuvré depuis la qualification à la Coupe du Monde pour la réhabilitation du Football en vue de son instrumentalisation politique. Après l’épisode d’Oum Derman au Soudan, Bouteflika a vu sa popularité monter en flèche. A la présidence, tout le monde croit savoir que les manœuvres ingénieuses de Bouteflika durant cette période de ferveur populaire où toute l’Algérie cherchait à se venger contre l’Egypte, ont permis au maître d’El Mouradia de s’immuniser contre les mouvements de révolte qui ont éclaté en Algérie dans le sillage des émeutes de janvier dernier. La jeunesse n’a pas oublié le geste de Bouteflika qui a mis à sa disposition tous les moyens pour aller à Khartoum soutenir leur équipe et défier les égyptiens. Pour beaucoup de jeunes, Bouteflika leur a rendu leur fierté. Et d’ailleurs, dans leur révolte, les jeunes ont demandé la tête d’Ouyahia et ses ministres, mais rares sont ceux qui ont exigé le départ de Bouteflika », explique un observateur proche du cercle présidentiel. Selon notre interlocuteur, la présidence a aussi exigé que des têtes tombent à la FAF. Mieux encore, Bouteflika aurait exigé de ses conseilleurs de tout mettre en œuvre pour reconstruire une très bonne équipe nationale dans les mois à venir. « Dans les jours à venir, Mohamed Raouraoua sera convoqué à la présidence. On ne sait pas encore si on lui demandera de partir ou pas. Mais, en tout cas, il n’a droit qu’à une dernière chance pour satisfaire les requêtes du Président. Bouteflika veut de nouveau jouer sur la carte du football. En intervenant pour redorer le blason de la sélection nationale, embourbée aujourd’hui dans un champ de ruines, Bouteflika saura comment gagner les faveurs des Algériens et retourner ainsi leur colère contre les clans rivaux qui lui disputent le pouvoir en Algérie », explique enfin cet interlocuteur proche du clan présidentiel. [/onlypaid]

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