Egypte : le général, le frère et le salafiste

Les élections législatives qui se sont déroulées le long des trois derniers mois avaient enregistré une retentissante surprise avec la percée du parti fondamentaliste salafiste Al-Nour, qui a remporté 24,4 % des voix. [onlypaid]C’est en se basant sur ce socle que Cheikh Hazim Salah Abou Ismaïl, dirigeant d’Al-Nour s’apprête à briguer la présidence de la république. Les sondages officieux effectués sur facebook et sur d’autres sites ont montré une tendance très favorable en faveur de l’avocat salafiste, devenu populaire grâce à ses saillies contre le haut conseil militaire et son appel à l’application de la Charia. Cette popularité de Cheikh Hazim indispose fortement les militaires et les frères musulmans, qui même s’ils ne veulent pas présenter de candidat attitré aux élections présidentielles, veulent « avoir la main » sur celui qui va diriger l’Egypte. Le nom de Hassan Mansour, président du conseil consultatif et ancien ministre de l’information, circule comme candidat consensuel de l’armée et des frères musulmans. C’est donc une course contre la montre qui s’est engagée en Egypte afin de contrer la surprenante popularité de Cheikh Hazim Salah et qui pourrait perturber le déroulement du processus de démocratisation amorcé depuis le départ forcé de l’ancien président Hosni Moubarak. [/onlypaid]

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