Enjeu sécuritaire autour des épaves de Nouadhibou

C’est une société néerlandaise, « Mammoet Salvage BV », qui a finalement remporté le

marché très convoité pour l’enlèvement des dizaines d’épaves de bateaux qui bloquent le trafic maritime au large de Nouadhibou. Véritable plaie pour la région, la soixantaine de bateaux qui se trouve au fond de l’océan au large de la Mauritanie cause régulièrement des incidents techniques aux vaisseaux qui transitent par cet axe très fréquenté. Cela fait près de cinq années que le gouvernement mauritanien tente de trouver les fonds pour procéder à cette épuration, et il aura fallu l’obstination du ministre des affaires économiques Sid Ould Tah, ainsi que l’intervention personnelle du président Ould Abdelaziz auprès de l’Union Européenne pour que cette dernière débloque près de 30 millions d’euros, directement réglés au prestataire hollandais. Ce dernier avait notamment travaillé sur l’épave du sous-marin russe « Koursk » au début des années 2000. Au-delà de l’aspect écologique et commercial, il ya également un volet sécuritaire dans cette vaste opération de nettoyage qui devrait durer près de deux ans : les épaves causent ce que l’on appelle des « échos parasites », qui empêchent les radars de repérer des mouvements sous marins, agissant comme de véritables masques et rendant aveugles les patrouilleurs chargés de surveiller, entre autres, les esquifs chargés d’immigrants clandestins.

 

 

 

 

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