Exclusif. Le géant allemand Volkswagen boycotte l’Algérie

Le géant allemand de la construction automobile Volkswagen boycotte officiellement le marché algérien depuis 2020. Les consignes du groupe allemand sont strictes et sévères : toutes les relations commerciales avec les autorités algériennes ou les entités établies en France sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Volkswagen a également décidé de boycotter les marchés publics lancés par les autorités algériennes. C’est explique l’incapacité actuelle des services de sécurité comme la Police algérienne de s’approvisionner auprès de Volkswagen alors que le constructeur allemand était le fournisseur attitré des véhicules policiers du pays.

La décision radicale du géant allemand intervient, soulignent nos sources, à la suite d’un long bras-de-fer commercial qui a commencé en 2019 et a duré tout au long de l’année 2020. Volkswagen était représenté en Algérie par SOVAC dirigé par le milliardaire et oligarque Mourad Oulmi. La disgrâce de ce dernier en juin 2019 a bloqué l’usine de montage des véhicules Volkswagen à Relizane à l’ouest algérien. Mais le groupe allemand avait fourni plus de 2500 kits de montage de véhicules à SOVAC. Les autorités algériennes ont bloqué les comptes bancaires et tous les paiements pour lesquels s’était engagé SOVAC. Volkswagen n’a pas pu percevoir son argent et le groupe allemand a protesté officiellement auprès de l’Etat algérien.

Les autorités algériennes ont réagi avec mépris aux doléances de Volkswagen et le géant allemand a été contraint de recourir à une action spectaculaire pour faire plier l’Etat algérien. En effet, le géant allemand a saisi l’EXIM BANK, la célèbre banque d’affaires américaine qui accompagne le groupe allemand pour le protéger contre le risque de défaut de clients étrangers, est intervenue pour sanctionner l’Etat algérien en refusant d’apporter la caution nécessaire à l’acquisition de nouveaux navires, deux porte-conteneurs, pour l’équivalent de 60 millions d’euros. L’EXIM BANK a refusé de donner son quitus pour garantir tous les risques financiers inhérents à l’ouverture d’une lettre de crédit internationale.

L’Etat algérien était donc contraint de négocier le paiement des dettes contractées par SOVAC auprès de Volkswagen pour pouvoir retrouver sa crédibilité auprès des banques internationales et pouvoir ainsi importer des équipements dont il a cruellement besoin. Mais à la fin de ce bras-de-fer, en dépit de sa victoire, Volkswagen a juré de ne plus mettre les pieds en… Algérie.

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