Exclusif. Sonatrach-Gunvor : les dessous d’un divorce qui va épargner à l’Algérie un énorme scandale de corruption 

Sonatrach, la compagnie nationale algérienne des hydrocarbures, a officialisé sans faire du bruit son divorce avec le trader suisse Gunvor évitant ainsi à l’Algérie un véritable scandale qui aurait envenimé la situation politique interne. En effet, nous avons appris auprès de plusieurs sources bien introduites au sein du sérail algérien, que la direction générale de Sonatrach est revenue sur sa décision, pourtant, validée par son Conseil d’Administration concernant un projet de fusion avec le trader suisse GUNVOR, le troisième trader de pétrole brut au monde après Glencore et Vitol.
Grâce à la vigilance des équipes de la Banque française Natexis ainsi que de la banque anglaise d’affaires Clermont qui conseillent Sonatrach à l’international, la direction commerciale de la compagnie algérienne des hydrocarbures a découvert des pratiques financières très louches au sein de GUNVOR. En effet, le trader pétrolier basé à Amsterdam mais dont l’essentiel des opérations se déroulent à Genève en Suisse, nage en ce moment en eaux troubles car il est cité dans une grosse affaire de corruption touchant de plein fouet directement son patron  Torbjörn Törnqvist.
A la fin du mois d’août 2018, la justice suisse a condamné un ancien négociant de pétrole de la société suisse Gunvor pour des faits de corruption en Côte d’Ivoire et au Congo. Cette condamnation à dix-huit mois de prison avec sursis était le résultat d’une entente passée avec les enquêteurs suisses. L’employé avait avoué des faits de corruption touchants notamment la présidence de la République du Congo et les enquêteurs ont pu mettre au jour un système de commissions occultes pour un montant global de 12,84 millions d’euros. Les faits remontent aux années 2009 à 2011. Ce scandale avait éclaté lorsque L’ONG suisse Public Eye avait commencé une enquêté sur Gunvor.  Il faut savoir que l’enquête suisse est menée depuis sept ans sur les pots-de-vin versés en Afrique par le négociant pétrolier Gunvor.
Ce contexte sulfureux aurait impliqué Sonatrach dans une incroyable tourbillon politico-financier. Le divorce avec Gunvor s’est imposée ainsi comme une nécessité absolue pour Sonatrach qui se relève à peine de ses précédents scandales de corruption sous l’ère de Chakib Khelil.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Ahmed 07:58 - avril 4, 2019

    Merci par avance

  2. Kenza 11:35 - avril 4, 2019

    En effet, l’Algérie n’a pas besoin de ça…
    https://www.letemps.ch/suisse/une-partie-dechecs-judiciaire-menace-dirigeants-gunvor

    Le PDG de cette société risque la prison…. donc finalement Sonatrach-Gunvor serait un mariage logique :-)))

  3. Di Jijel 16:44 - avril 9, 2019

    Le PDG de Sonarach, est dans la continuité de bradage de nos ressources aux USA entammée pas le traitre Khelil, d’ailleurs l’actuel PDG Ould Kaoour, a déjà fait de la prison pour trahison,il a été reconduit par Boutef à la tête de la Sonatrach justement afin d’achever la destruction totale de l’Algérie avant de mourir, c’est ;a mission qui lui a été confiée par son Boss De Gaule avant l’indépendance.