La Syrie lâche Téhéran sur le dossier bahreïni ?

La visite surprise du fils du roi d’Arabie Saoudite, le prince Abdelaziz Ben Abdallah, à Damas, à la mi-mars et son tête-à-tête avec le président syrien, Bachar Al Assad, n’avaient pas pour objectif de calmer le jeu au Liban, comme ont pu le croire de nombreux observateurs qui suivent de près ce dossier. L’objectif de cette visite consistait en réalité à demander la médiation de la Syrie auprès de ses alliés iraniens dans le dossier de Bahreïn. Une demande saoudienne qui rappelle les médiations du temps de Hafez Al Assad pendant la guerre Irak-Iran dans les années 80.[onlypaid] A l’époque, Ryad ainsi que les autres pays du Golfe voulaient rester hors de portée des missiles iraniens. Aujourd’hui, suite à cette réunion, Al  Assad fils a dépêché son frère, le colonel major Maher Al Assad, auprès des responsables iraniens. Mais cette fois, la réponse était négative. Le refus des ultras-conservateurs était catégorique. Ils ont fait savoir à l’émissaire syrien qu’il n’était pas question de sacrifier leurs « frères bahreïnis ». Une réponse qui a contrarié Bachar Al Assad à tel point qu’il n’a pas tardé à montrer ses divergences avec Téhéran en se rangeant aux côtés de Manama et Riyad. Il est allé même jusqu’à justifier, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Walid Al Moallem, l’intervention militaire des forces saoudiennes à Bahreïn, la considérant comme légitime et conforme à la charte du CCG (Conseil de coopération du Golfe).[/onlypaid]

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