L’Algérie cherche des astuces pour vendre davantage de gaz en Europe 

Avec la chute continue des prix du pétrole, l’Algérie mise énormément sur son gaz pour engranger de nouvelles recettes en devises. Pour ce faire, les autorités algériennes multiplient les pressions sur l’Union Européenne pour obtenir de nouveaux accès à ce marché qui représente le premier débouché pour le gaz algérien.

Une réunion importante s’est tenue jeudi dernier à Alger entre Yousef Yousfi, le ministre de l’Industrie, et le Chef de délégation de l’UE en Algérie, John  O’Rourke.  Dans son communiqué officiel, le ministère de l’Industrie fait remarquer que l’Algérie plaide en faveur  « d’une approche diversifiée dans la  relation entre l’Algérie et l’Union européenne qui prend en considération  l’apport de notre pays pour assurer la sécurité d’approvisionnement  énergétique de l’UE ». Mais en coulisses, les décideurs algériens font miroiter à l’Europe une meilleure indépendance énergétique en ces temps troublés, notamment avec la Russie, premier fournisseur des européens en gaz naturel.

Officieusement, la proposition de l’Algérie aux européens est claire : après  plus de dix ans de mise en oeuvre de l’Accord d’association signé avec  l’Union Européenne,  les autorités algériennes sont prêtes à offrir plusieurs avantages fiscaux et douaniers aux importations européennes en échange d’un accès moins restreint au marché gazier européen. En ces temps où l’Algérie impose les licences d’importation et interdit les importations de plusieurs produits, les partenaires européens sont sous pression et craignent de perdre un marché important au sud de la Méditerranée. Avec la très forte concurrence, les produits européens sont réellement menacés en Algérie.

Plus grand producteur de gaz naturel en Afrique et troisième fournisseur de gaz  naturel de l’Europe derrière la Russie et la Norvège, l’Algérie vise à  renforcer la place qu’elle détient sur le marché européen du gaz  naturel. L’Europe représente le marché le plus  important pour le gaz algérien, et l’Algérie entend bien utiliser la carte énergétique pour obtenir de nouvelles ressources financières capables de l’aider à surmonter cette la crise qui la paralyse. Un message semble-t-il bien passé auprès de John  O’Rourke.

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