Le complot du général Abdelkader Aït Ouarabi alias Hassan pour accuser le Maroc des incendies de Kabylie

C’est une véritable bombe qui vient d’exploser au visage des services de renseignements algériens. Dans une vidéo diffusée, le 11 janvier 2022, par l’opposant algérien Larbi Zitout depuis Londres, ce dernier a lu un manuscrit qui lui serait parvenu, selon ses dires, Guermit Bounouira, ancien secrétaire particulier du général Gaïd Salah.

Ce manuscrit parle des incendies de forêts survenus en Algérie durant les mois de juillet et août derniers. Guermit Bounouira, qui croupit aujourd’hui en prison, cite comme source le Procureur militaire de Blida, le lieutenant-colonel Boukhari. Selon Bounouira, les accusations contre le Maroc d’avoir déclenché les incendies de forêts en Kabylie ont été montées de toutes pièces, par le général Abdelkader Aït Ouarabi alias Hassan.

L’ancien général au Département du renseignement et de la sécurité (DRS), qui a dirigé le Service de coordination opérationnelle et de renseignement antiterroriste (Scorat), une unité d’élite des services secrets rattachée l’été dernier à l’état-major de l’armée a chargé ses agents de se procurer des puces téléphoniques marocaines (IAM, Orange, Inwi) pour envoyer des SMS à des personnes ciblées en Algérie afin de laisser croire à des instructions données depuis le Maroc pour déclencher les feux de forêts en Kabylie.

Ces « preuves bidonnées » ont été rédigées dans les rapports des services de renseignement qui par la suite ont été présentés au président Abdelmadjid Tebboune.  L’objectif étant de le convaincre de dénoncer publiquement Rabat.  Le chef de l’Etat, induit en erreur, est tombé dans le piège tendu par ses propres services de renseignement en accusant, lors d’un entretien avec des journalistes algériens, le Maroc d’être derrière les incendies de Kabylie.

Il faut rappeler que le général Hassan, proche parent du général Mohamed Mediène dit Toufik, a été emprisonné en 2015 par le général Gaïd Salah à la suite de l’attaque du site gazier de Tiguentourine, avant qu’il ne soit libéré après la mort de l’ancien chef d’état-major de l’ANP.

Selon les informations dont dispose Maghreb-intelligence, le général Abdelkader Aït Ouarabi alias Hassan en compagnie du général Abdelkader Haddad alias Nacer El Djin, faisaient partie durant les années 90 d’une équipe d’élite du Centre Principal militaire des Investigations (CMPI) de Ben Aknoune à Alger en charge des liquidations physiques des opposants algériens.

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