Le double-jeu des compagnies pétrolières

Au moment même où les pays européens annonçaient le retrait de leurs compagnies pétrolières et de leurs sociétés, toutes activités confondues, le PDG de la NOC (National Oil Corporation) libyenne, Chukri Ghanem, affirmait à Maghreb Intelligence que les grandes compagnies opérant dans son pays étaient toujours en contact avec lui et n’auraient jamais coupé les ponts. Et Ghanem d’ajouter : «Attendez encore une semaine et vous verrez que ce que je dis est vrai». En effet, le 18 mars dernier, la BP (British Petroleum) a déclaré qu’elle considérait que ses contrats avec la NOC étaient « toujours valables ».[onlypaid] Une déclaration qui intervenait juste après le bombardement par les avions Britanniques des forces de Mouammar Kadhafi, et après que Londres ait affirmé que toutes ses sociétés avaient quitté la Libye. Cette annonce de BP est intervenue -comme par hasard-après celle faite par le géant italien ENI – dans lequel la LIA (Libyan Investment Authority) est actionnaire. Le PDG de la compagnie italienne ne s’est pas contenté de cette annonce, mais est allé beaucoup plus loin en appelant l’ «Europe à lever les sanctions imposées à la Libye». Dans le même esprit « solidaire », l’autrichienne OMV, présente en force en Libye a indiqué qu’elle resterait dans ce pays et honorerait ses engagements. Pendant ce temps, les supertankers affrétés par ces compagnies continuent de transporter le brut libyen de presque tous les ports de la Jamahiriya de Kadhafi….[/onlypaid]

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