Le ministre du Tourisme sur le départ

Le ministre du Tourisme, Mehdi Haouas, se trouve aujourd’hui dans de  beaux draps. Son engagement à sauver la saison touristique est loin d’être honoré. D’autant plus qu’il a convaincu le chef du gouvernement, Beji Caïd Essebsi  de lui accorder 60 millions d’euros pour mener une campagne médiatique en Europe qui serait d’après lui un projet « Win-Win ».[onlypaid] Aujourd’hui, après plus de deux mois d’une campagne tous azimuts, qui est au-dessus des moyens d’une Tunisie qui peine à voir arriver l’aide des pays amis, les retombées sont  décourageantes. Les réservations à partir du marché européen sont en deçà des espérances et surtout des promesses du ministre qui avait, en janvier dernier, défié tout le monde en déclarant que si le secteur touristique tunisien n’est pas redressé dans quatre mois, il démissionnerait. Parole non tenue jusque-là. Or les Algériens, qui ont promis de faire de leur mieux pour aider leurs voisins, laissent entendre que l’approche du mois du Ramadan et la conjoncture économique morose, pourraient contraindre leurs ressortissants à rester chez eux. Face à l’ampleur des dégâts dans le secteur touristique tunisien: plus de 130 établissements hôteliers ont déjà mis la clef sous le paillasson et environ 2000 salariés du secteur ont été licenciés au 10 juin dernier, Mehdi Haous serait contraint de rendre des comptes. Dans les couloirs de la primature siégeant à Al Kasbah, on laisse entendre que les jours du ministre sont comptés. Côté partis politiques et syndicats, on lui conseille de « dégager », en lui rappelant qu’un « parachuté de Paris » est capable seulement de dépenser et non pas d’économiser. [/onlypaid]

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