Le renseignement américain sur la sellette

Le moral des chefs de la sécurité américaine est en berne. L’attentat manqué de Times Square à New York a fini par convaincre la maison blanche de la nécessité d’une énième réforme des services de renseignement. Il faut dire que depuis la tentative d’attentat du 25 décembre 2009 contre un vol régulier Amsterdam-Detroit et de l’attentat commis le 30 décembre sur la base Chapman, près de Khost en Afghanistan, et qui a tué sept membres importants de la CIA, les signaux inquiétant se multiplient.

Alors que les dirigeants de la CIA et du FBI se veulent à chaque fois rassurants, la voiture piégée de Times Square a démontré que les réseaux terroristes n’ont pas été totalement éradiqués et sont aujourd’hui capables de porter le danger à l’intérieur même des Etats-Unis. L’apparition de Hakimullah Mehsud, chef du mouvement taliban pakistanais que la CIA donnait pour mort il y a quelques semaines, dans une vidéo où il menace directement les Etats-Unis d’Amérique n’a pas arrangé les choses.
Selon des spécialistes américains les services de renseignement de leur pays ont gardés les mêmes failles qu’il y a dix ans. Même si les moyens financiers, humains et logistiques ont été renforcés, la confusion entre organismes et les questions de périmètre attisent une rivalité quasi structurelle entre services. Le volume des sources d’informations électromagnétiques, traitées par la NSA (écoutes téléphoniques, images de satellites, d’avions et de drones, décryptage d’internet, etc.) occasionne des difficultés d’analyse et de traitement, selon les mêmes spécialistes, et pose avec insistance la question du recrutement des hommes capables de traiter toutes ces données . « Ce n’est pas l’échec du président Barak Obama, mais c’est une faillite systémique englobant plusieurs organisations et agences » conclut un ancien cadre de la CIA.

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