Les intermédiaires de Kadhafi

En dépit des frappes aériennes menées par la coalition internationale contre les brigades de Kadhafi et les appels incessants pour le départ du Guide et de sa famille, notamment de la part du président français et du premier ministre britannique, des contacts ont été noués ces derniers jours, avec l’entourage du Colonel libyen. [onlypaid]Des relations  ont été établies avec d’Abdelati Al Obeidi -ancien ministre des Affaires étrangères et ancien ambassadeur à Rome-, Mohamed BelKacem Zouï -ancien ministre de l’Intérieur et ancien ambassadeur au Maroc-, tous deux artisans du dénouement de la fameuse crise de l’attentat de Lockerbie, et de Moussa Koussa -ministre des Affaires étrangères démissionnaire et ancien patron des services de renseignements extérieurs, aujourd’hui en exil à Londres. L’objectif de ces contacts serait de convaincre Mouammar Kadhafi de passer la main à l’un de ses compagnons de route qui ne sont guère apparus durant ces événements. Le nom du général Mustapha Al Kharroubi est le plus cité dans le cadre de ce scénario. Parallèlement, les revers répétés essuyés par les rebelles malgré les frappes de l’aviation et de la marine des pays occidentaux, ont poussé leurs chefs à dépêcher des émissaires auprès des notables de différentes tribus comme les Mgharahas, les Obeïdates, les Ouerfellas, les Barâasas et même les Ghedadfas, leur demandant d’intervenir pour arrêter le bain de sang qui se profile à l’horizon. La réponse de ces derniers aurait été négative. On apprend de l’un des intermédiaires des insurgés, Abdel Kader Ghouka -ancien ambassadeur au Liban et grand dignitaire de la ville de Benghazi- que cette position des tribus est due à la mort d’officiers appartenant à ces mêmes tribus dans les bombardements des avions de la coalition.[/onlypaid]

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